Stephen King-Fin De Ronde

La Trilogie Bill Hodges de Stephen King, écrite à partir de 2015, comporte 3 volumes: Mr Mercedes, Carnets noirs et Fin de Ronde

Le premier volume m’a franchement plu, Stephen King a choisi cette fois-ci le genre roman policier et dans toutes les pages du livre, tout du moins dans mon souvenir, tout était bien ancré dans le plancher des vaches, pas de fantastique, pas d’horreur si ce n’est ce qui peut se produire dans la réalité. Nous y rencontrions les deux personnages principaux, Bill Hodges, policier à la retraite et Holly Gibney, un caractère pittoresque et si attachant. Mr Mercedes est devenu encore plus frappant après les malheureux événements que nous avons connus depuis. Je ne rentrerai pas dans les détails mais un 14 Juillet, ce livre m’est revenu à l’esprit de manière frappante. Et peut-être, il a marqué ou marquera d’autant plus les lecteurs qui l’ont ou vont le découvrir après ces événements. Je l’ai lu il y a un moment mais je me rappelle encore d’un passage où, en fin de chapitre, S. King nous donne le petit indice sur la suite des événements, stratégie classique de l’auteur, et nous fait imaginer complètement l’inverse de ce qui va se passer … passage du coup limite humoristique. Comme d’habitude ses personnages sont attachants et l’intrigue pleine de suspense.

Carnets noirs remet les mêmes protagonistes en scène. Je ne vais pas trop parlé de ce volume que j’ai lu très rapidement un été où je n’étais pas au meilleur de ma forme pour en garder des traces. Ce qu’il m’en reste est une petite remarque personnelle « Tiens, tiens, dans ce volume 99% de la vie réelle mais 1% de fantastique » … le maître de l’horreur se laisserait-il tenter ou a t’il du mal à rester dans le policier pur…

Et voilà, je viens juste de finir Fin de Ronde, et je suis un peu furieuse contre l’auteur … comment peut-il malmener autant ses personnages ?! Non seulement après deux tomes nous les aimons bien mais en plus là, c’est les réalités de la vie qui les attaquent et cela dès le tout début du livre et nous souffrons avec eux tout le long de ses 600 pages. Pourtant, dans ce troisième volet, ça y est, nous retrouvons un univers purement classique de l’auteur avec cette fois-ci de longues incursions dans le paranormal. Stephen King a perdu son pari, trois policiers de suite … il n’a pas tenu ! Ou alors, il le savait dès le départ et nous a promené tranquillement dans son univers.

En résumé, des lectures bien agréables. J’ai attendu la fin de la trilogie pour me lancer dans la série télévisée Mr Mercedes tirée de ces romans. La série a peu de critiques mais de bonnes notes … je vous en dirai plus dans un prochain article 🙂