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Mois : mai 2018

Ian Stewart – Dieu joue-t-il aux dés ? Les mathématiques du chaos

Le livre de Ian Stewart, mathématicien m’a permis de me replonger dans cet univers si fantastique des sciences que sont les mathématiques du chaos.

Je ne vais pas reparler dans cet article des fondements de ce sujet qu’est la théorie du chaos mais uniquement de comment le livre l’aborde et le développe.

Tout d’abord, le livre que  j’ai lu date de 1997, deuxième édition avec ajout de plusieurs chapitre dont un sur le chaos et la physique quantique, sujet sur lequel je reviendrai certainement bientôt.

Ce livre est difficile à aborder. Je ne suis pas sûre qu’un lecteur qui ne connaît pas du tout le sujet s’y retrouvera. Pourquoi? Car c’est un livre qui raconte, de manière très intéressante, comment cette théorie a été découverte.

De Henri Poincaré avec la topologie vers 1890 en passant par Edward Lorenz et la météorologie, en 1963, de l’émergence du calcul par ordinateur à l’ensemble de Mandelbrot, vers 1980, Ian Stewart nous passionne par cette histoire d’une découverte à laquelle tant de personnes d’horizons différents ont participé.

Mais, tellement de détails sont décrits, d’exemples, que l’essentiel a du mal à en émerger. J’avoue qu’il y a des parties de ce livre en format poche de presque 600 pages où j’ai eu franchement du mal à suivre l’auteur dans ses explications.

Peut-être cela vient du fait que je suis de formation biologiste et non mathématicienne. Ainsi, pour tout comprendre, je n’ai pas le bagage nécessaire et ce livre navigue entre de la très bonne vulgarisation et des passages faisant appel à des connaissances plus pointues. Du coup, le chapitre « Le déséquilibre de la nature » m’a particulièrement plu, les exemples de requins, crevettes, mouches, scarabées… étant pour moi très parlant. De même, les exemples en médecine ainsi que l’exemple pratique concernant les ressorts raconté dans le livre et auquel l’auteur a travaillé sont juste parfaits pour mieux comprendre tout ce que cette branche des mathématiques apporte non seulement en théorie mais aussi en applications.

Un petit reproche à l’édition de poche: certaines des figures présentées ne sont franchement pas visibles…et je pense qu’un bon livre sur le chaos en couleur serait beaucoup plus parlant, ce qui est difficile en édition de poche.

Comme j’ai déjà travaillé sur ce sujet, ce livre m’a permis de me remettre en tête plusieurs principes de base. Et, pour aller plus loin, je vais me pencher sur d’autres ouvrages. Cependant, les exemples de Ian Stewart en biologie étant vraiment très bien décrits, je pense lire son livre « Les mathématiques du vivant : Ou la clé des mystères de l’existence »…j’irai peut-être faire un petit tour en librairie avant pour voir les illustrations et si je l’achète en Broché ou Poche !

Pour finir, cette lecture m’a inspiré un TP (Travaux Pratiques), ancienne habitude d’étudiante, où j’ai pris comme sujet la météo à Lyon: « Climat: Y a t’il des attracteurs étranges par saison ? » . Ce n’est qu’une petite hypothèse personnelle et peut-être sans fondement mathématiques mais il faut bien se laisser tenter par cette science si exceptionnelle.

The Leftovers – Saison 1 et 2

The Leftovers est pour moi quasiment LA série phare de celles que j’ai regardées en  2018. Je la range dans les réalisations qui créent une véritable addiction. Alors que souvent, je regarde une série avec le rythme d’une saison par an…histoire même si je suis en retard par rapport à la diffusion de respecter comment les séries sont produites et donc comment les spectateurs les suivent en direct…pour Leftovers, j’enchaine les 3 saisons sans m’arrêter. Donc, il me reste la dernière, et je referai certainement un article pour en parler à la fin de celle-ci.

The Leftovers, c’est une histoire de fin du monde, comme le dit un des personnages. Mais elle est particulière car…le monde continue de tourner. Extrêmement original, c’est un scénario qui prend l’opposé de séries comme Les 4400 ou The Returned (remake de la série française Les Revenants, que je n’ai pas vue). Dans The Leftovers, des millions de personnes ont disparu de la surface de la planète au même instant et des millions restent, souffrant donc de la perte d’un proche.

Alors, chacun réagit différemment, ceux qui veulent continuer, oublier et ceux qui veulent se rappeler. Nous suivons un petit groupe de personnages en Amérique, particulièrement attachants, avec des réactions souvent extrêmes.

Comme c’est une production américaine, pays particulièrement croyant, une grande partie parle des phénomènes de sectes. Nous l’oublions souvent en France, pays dont le gouvernement est laïque, mais en Amérique, un président finit son discours par « god bless america ». Donc The Leftovers parle de la réaction d’une partie des américains face à la perte des êtres qui leur sont chers en se tournant vers la religion ou qui veulent croire en quelque chose. Mélange des charlatans mais peut-être de certains qui n’en sont pas, surtout dans la saison 2 où plusieurs épisodes présentent une vision de ce qui se passe après la mort ou de la transition entre la vie et la mort.

Ce qui je viens d’écrire peut laisser penser que la série nous mène vers une explication de ce qui est arrivé, mais non, même si les personnages cherchent une réponse, la série ne part pas du tout dans ce sens. Ils ont disparu, c’est un fait. Peut-être cela changera dans la saison 3 … à voir.

Alors pourquoi devient t’on addicte de cette série ? Pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, perdre quelqu’un ou plusieurs personnes est un sujet qui nous touche, forme de catharsis peut-être ? C’est presque regarder The Walking Dead sans les zombies. Les personnages souffrent et nous souffrons avec eux. Et comme le monde aujourd’hui est devenu si difficile à assumer (terrorisme, problème de climat, chômage…) s’identifier à eux est si facile. Des personnes qui se réfugient dans le silence et le tabac (ou toute autre addiction) quand la vie pèse sur leurs épaules…c’est quelque chose que je comprends si bien.

Ensuite, l’interprétation est particulièrement réussie. Une prestation magistrale de Justin Theroux, dans le rôle principal et je donnerai un mention aussi toute spéciale à Ann Dowd…qui joue extrêmement bien et d’ailleurs que nous retrouvons dans The Handmaid’s Tale, série si prenante elle-aussi.

Et la musique! Alternant des airs de musique classique et de musique actuelle avec le rythme de l’image qui suit complètement l’air que nous entendons…c’est rare des épisodes mis en scène dans cette totale fusion entre la bande son et l’action.

Et ce n’est pas une série d’action, même s’il y a des scènes assez violentes, la caméra se recule, la musique prédomine et les personnages regardent presque avec détachement ce qui se passe. Une forme d’étonnement personnel face à la folie des hommes.

Il me reste donc une saison et peut-être ce jour là, l’article que je ferai aura une conclusion. Ce n’est pas le cas aujourd’hui ou juste un « regardez, cette série vous touchera tellement qu’elle est incontournable! »

Note le 26/07/2018: voici l’article sur la dernière saison, The Leftovers – Saison 3 – Le final

Justin Theroux … une prestation magnifique

Climat: Y a t’il des attracteurs étranges par saison ?

Je viens juste de finir le livre de Ian Stewart, Dieu joue-t-il aux dés? Les mathématiques du chaos  Il m’a permis de me remettre à l’esprit les grands principes de la théorie du chaos, sujet passionnant.

Comme toujours, quand je lis des livres de vulgarisation scientifique, cela me donne plein d’idées d’applications dans la vie courante. Et comme cette année nous avons un printemps avec des énormes variations de températures, cela m’a évidemment fait me poser la question suivante: « Ces variations de grande amplitude sont-elles liées au changement climatique ? »

Cet article ne va pas répondre à cette question car je n’ai pas la qualification mais je me suis amusée à développer un peu plus. Comment puis-je représenter des données telles qu’elles puissent faire émerger un attracteur étrange? J’ai fait quelques recherches internet et beaucoup parlent de diagramme dans l’espace des phases mais vu les formules de mathématiques ou de physique employées, je n’ai pas pu aller bien loin.

A ma disposition? Les températures à 12h00 du 01/04/2005 au 31/05/2017, limitée aux mois d’Avril et Mai. J’ai recueilli ces données sur internet dans deux stations météo proches de la ville de Lyon (le fait d’avoir dû les prendre dans deux stations peut engendrer quelques erreurs).

Donc j’avais une variable de temps et une variable de température. Alors, comme ce qui m’intéressait étaient les variations de température d’un jour à l’autre, j’ai fait ce que vous allez voir ci-dessous: tracer un diagramme avec en abscisse la température et en ordonnée la différence de température entre un jour J et le lendemain J+1 (en fait c’est inversement que j’ai fait le calcul ( T° à J+1 – T° à J).

Et voilà j’ai réalisé plusieurs courbes:

La première est un nuage de point. Je trouve qu’elle montre bien une structure où les points se regroupent pour des variations allant de -5° et +5° pour les différences de température et le centre de ce nuage semble se situer vers 14/15°

Sur la partie gauche du graphique, les points sont beaucoup plus disséminés, ce qui peut être le reflet d’un effet chaotique, passage de l’hiver au printemps?

J’ai joué avec ce graphe pour lui enlever les couleurs par années ce qui permet de mieux voir le nuage de point:

Et comme mon but ultime était de voir si nous avons un problème sur les saisons de changement climatique, j’ai repris le graphe pour mettre en avant des tranches de 5 ans. Je ne trouve pas cela très significatif.

 

Avec ces données, j’avais envie de voir une représentation plus type « attracteur » et j’ai donc fait une courbe lissée, qui franchement, tout du moins je trouve, met bien en avant le fait que le nuage est potentiellement regroupé au centre par un attracteur étrange. Des grandes variations vraiment visibles vers les températures basses: est-ce bien cette une phase de chaos entre hiver et printemps avec changement de l’attracteur étrange, une phase de transition? D’ailleurs, en regardant cette courbe de prêt, je me demande si un attracteur plus fin n’apparaît pas au bout à droite (visible pour les années 2009 et 2011, vert clair et jaune) : la transition vers l’attracteur pour l’été?

Pour aller plus loin ? Refaire la même démarche sur les différentes saisons de l’année et sur l’année complète sera intéressant. Et aussi remonter plus dans le temps, par exemple, construire ce graphe en 1800, 1900 ou 1950 …pour voir si amplitudes et « point central » étaient identiques mais là je ne suis pas sûre de trouver les bases météo sur le net.

Dans tous les cas, j’ai passé un très bon après-midi à faire cela. Et si quelqu’un a envie de s’amuser, je lui transmets le fichier Excel ayant permis de faire les calculs et graphes. Si un mathématicien du chaos passe par ici, ces commentaires seront plus que bienvenus…car finalement, mon raisonnement peut être vraiment qualifié de novice voir complètement erroné par rapport à tout cela. Sion, s’il est assez juste, je sais qu’il y a pas mal de mathématiques permettant de retravailler dessus…

En tout cas, c’était passionnant…et la prochaine fois, je me lancerai dans une fractale 😉

 

Thor : Ragnarok – Le fils d’Odin est de retour

Attention, quelques spoilers dans l’article

Dans les super-héros Marvel, Thor est un personnage charmant. Inspiré de la mythologie nordique, c’est le dieu du tonnerre avec son fantastique marteau. Depuis le premier film Thor, réalisé par Kenneth Branagh, nous suivons son apprentissage pour devenir le roi d’Asgard, succédant à Odin. Et ce qui a toujours mis du piment dans ces films c’est son frère Loki, le dieu de la discorde.

Dans ce dernier film Ragnarok, je me suis un peu ennuyée la première demi-heure. Bien qu’il ait  comme d’habitude pas mal d’humour, l’impression de déjà vu était bien présente. Un nouveau film avec un super-héros qui lutte contre une super-méchante. Et cela malgré le sympathique clin d’oeil à Dr Strange.

Mais ensuite, lorsque Hulk arrive avec cette fantastique bataille de gladiateurs dans l’arène, ça y est, le film démarre. Il a cette particularité dans les films mettant en scène les Avengers, d’être le premier vrai film de science-fiction se passant sur une planète (en omettant Les Gardiens de la Galaxie…pas encore des Avengers).

Le personnage de Hulk ou de Bruce Banner est celui que j’aime le moins dans les héros Marvel. Je ne dois d’ailleurs pas être le seule vu qu’il n’a pas eu son propre film depuis bien longtemps. Mais là, il est assez bien mis en scène et franchement, certaines scènes sont vraiment très drôles. Hulk à poil, même si on ne voit pas tout. ça vaut le détour.

Bon, l’histoire n’a strictement rien d’originale mais elle est véritablement un préquelle à Infinity War. Surtout la dernière scène de quelques minutes juste après le générique.  Et ce film est essentiel si vous voulez comprendre dans ce dernier grand Avengers le trois clefs concernant Thor: pourquoi il a changé de coupe de cheveux (scène clin d’oeil mémorable), pourquoi il n’a plus son marteau, pourquoi il n’a plus qu’un seul oeil.

Coté acteur, Chris Hemsworth joue comme d’habitude très bien son personnage. Et, comme c’est maintenant la mode dans les films Marvel, un acteur connu y fait une belle prestation: Jeff Goldblum, qui pour une fois ne parle pas des mathématiques du chaos.

Mention spéciale à Idris Elba, il n’est pas très présent en terme de longueur  mais en qualité et impact sur le scénario. Je ne suis peut-être pas très objective, mais c’est un acteur que j’apprécie tellement que je suis contente de la voir à chaque apparition.

Donc, un film incontournable si vous voulez suivre les aventures Marvel et aussi passer un bon moment.

Vous avez le choix: Thor détendu ou bien cela devient très très sérieux.

L’oeuvre de Quentin Tarantino

Le premier réalisateur auquel je m’intéresse dans le cadre de ce blog: Quentin Tarantino.

Pourquoi? Tout simplement car je viens de regarder Inglourious Basterds et là, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je regarde l’oeuvre de cet auteur en intégralité pour bien le cerner et l’apprécier.

Mon histoire avec Tarantino a mal commencé. Quand Pulp Fiction est sorti, franchement je n’ai pas aimé ce film…que je n’ai pas revu depuis donc…1994. Je n’ai pas compris à l’époque pourquoi il était tant encensé par la critique. Ensuite, j’ai vu Jackie Brown, à la télé, pas aimé du tout. Kill Bill, là j’ai plus accroché. Sin City, j’ai détesté,  Inglourious Basterds trouvé moyen la première fois où je l’ai vu.

Et ensuite, la révélation! Django Unchained, le film qui m’a tellement plus que j’ai recommencé à m’intéresser à ce réalisateur. J’ai franchement adoré, je ne sais pas vraiment combien de fois je l’ai regardé. J’ai moins aimé le Huit Salopards, mais je ne l’ai vu qu’une seule fois à ce jour…et j’en attendais peut-être trop après Django.

Du coup, cette semaine, par curiosité, j’ai remis Inglourious Basterds que j’ai franchement à cette deuxième approche trouvé génial. Donc, je me lance, regarder la filmographie de Tarantino dans l’ordre, excepté ce dernier film, pour bien comprendre le cheminement de ce réalisateur…voilà qui est particulièrement intéressant.

Donc au programme, et je complèterai cet article au fur et à mesure la filmographie complète de Quentin Tarantino (excepté quelques petits épisodes de séries pour l’instant)

My Best Friend’s Birthday

Année : 1987 – Court métrage de 34 mn (mais durait au départ plus longtemps car une partie a brûlé). Tarantino joue un des acteurs du film.

J’ai pu voir ce court-métrage en VO non sous-titrée. Donc, mon anglais n’était pas parfait, beaucoup de dialogues m’ont un peu échappée.

Ce que j’ai pu noter cependant est un certain humour et déjà quelques scènes de bagarre entre les personnages…ce qui laisse présager de la suite. Par contre, dans la réalisation, il y a quelques plans assez intéressants…surtout vu le peu de moyens pour faire ce film.

Et Tarantino est un fan de Bruce Lee, ce que je ne savais pas 😃

Reservoir Dogs

Année : 1992 –  Tarantino aime le rouge et faire danser ses acteurs…Une phrase humoristique pour résumer le film.

Reservoir Dogs - Les 6 couleurs de Tarantino

Reservoir Dogs fait partie de ces films intemporel. S’il n’y avait pas les voitures et les anciens téléphones portables, il serait impossible de dater ce film qui donc n’a pas beaucoup vieilli.

Son originalité: un pur film d’action, violent mais sans ces longues scènes de bagarre et de poursuite en voiture qui étaient la marque des années 80. Je ne vais pas critiquer l’inspecteur Harry, j’adore, mais là, c’est un genre tout à fait différent.

Comme j’écris cet article alors que Les Huits Salopards est sorti depuis un petit moment, impossible de ne pas comparer les deux films: une scène en extérieur d’introduction et ensuite un huis clos dans un hangar avec des flashs back pour raconter quelques passages de ce qui s’est passé pour en arriver là. Et même si les gangsters sur l’image que j’ai mise sont six, habillés en noir et blanc mais portant des noms de couleur, si vous ajoutez le patron et son fils…ils sont bien huit protagonistes, plus un jeune flic (voir le casting allociné pour les noms des couleurs).

Par quoi Tarantino remplace les poursuites en voiture? Par des dialogues, longs et plus d’humour et de cynisme, ce qui va rester sa marque de fabrique.

Je crois bien que finalement je n’avais jamais vu ce film et je l’ai trouvé bien, pas un coup de coeur mais j’ai passé un très bon moment. Ma scène préféré? Dans les toilettes, lorsque Mr. Orange se sèche les mains, digne d’un film d’horreur.

Pulp Fiction

Pulp Fiction

Le plus connu des Tarantino,  le film culte, celui qui l’a fait devenir une notoriété. Pas mon préféré mais le revoir après de nombreuses années a été très agréable.

Comme on le voit sur l’image, les costumes n’ont pas vraiment changé depuis Reservoir Dogs, mais cette fois-ci les personnages ont des prénoms…pas de nom de couleur.

Le film lui commence comme Reservoir Dogs, dans un restaurant typique américain. Ensuite, aussi des scènes alternants de longs dialogues, voir des tirades et de temps en temps quelques minutes d’action, violentes, mais très rapides et finalement peu d’hémoglobine. Toujours un découpage en chapitres. Mention spéciale aux propos tenus par Jules, joué par Samuel L. Jackson, biblique et bien sûr les deux scènes phares, la discussion sur les hamburgers américains ou européens et celle où John Travolta danse.

Mon personnage préféré ? Burch tenu par Bruce Willis. A l’époque, il était dans le meilleur de sa forme, et j’ai toujours aimé son regard la bouche pincée…pas besoin de beaucoup de dialogue pour qu’il exprime ce qu’il ressent.

Donc oui, dans ce petit challenge personnel de revoir les films de Tarantino, Pulp Fiction m’a fait passer un bon moment. Ce que j’apprécie le plus est l’enchaînement de scènes soit chronologiques soit non chronologiques. La fin rejoint le début, un montage vraiment intéressant.

Au fait, la définition du mot « pulp », en anglais au début du film, la voici en français:

  1. A soft, moist, shapeless mass of matter: une masse de matière molle, humide et informe…c’est vrai que Vincent passe beaucoup, beaucoup de temps aux toilettes 😃
  2. A magazine or book containing lurid subject matter and being characteristically printed on rough, unfinished paper: un magazine ou un livre contenant un sujet sinistre et étant imprimé de façon caractéristique sur du papier rugueux et non fini…des tranches de vie, terminées pour certaines, des personnages plutôt sordides, et un film de 2h30 dont la fin nous prend au dépourvu car il pourrait continuer durant encore de nombreuses heures.

Groom Service

Tarantino - Groom Service

Comédie en quatre actes, réalisée par quatre metteurs en scène, dont le dernier chapitre par Quentin Tarantino. Ce film ne me laissera pas un souvenir inoubliable, scénario peu intéressant, très cliché. En fait, ce film donne une impression qu’il a été fait par des potaches qui avaient envie de faire la fête.

Le plus intéressant est la prestation de Tim Roth, plutôt jeune, qui a l’air de vraiment s’amuser et que nous retrouverons dans les Huit Salopards. Apparition de Madonna, Antonio Banderas et très rapidement Bruce Willis, non crédité au générique visiblement pour des problèmes financiers (il ne se sera pas fait payer, mince alors).

Passons donc au film suivant, plus marquant 😀

Jackie Brown

 

Kill Bill: Volume 1 et 2

 

Sin City

 

Boulevard de la Mort et Planète Terreur

(bien que ce dernier ne soit pas de Tarantino, ils sont sortis ensemble dans un format Double Feature: Grindhouse)

Inglourious Basterds

Année 2009 – La première critique écrite chronologiquement sur les films de Quentin Tarantino. Celui qui m’a donné envie non seulement d’écrire sur ce réalisateur mais sur d’autres réalisateurs.

Inglorious Basters est un film carrément génial. Il se passe durant la « fin » de la seconde guerre mondiale, dans une sorte d’univers parallèle ne collant pas à la réalité mais ce scénario original historiquement parlant permet à Tarantino d’exercer son art de l’image et du rythme.

Ce film est un grand hommage à Sergio Leone. Ne serait-ce que par la manière de filmer les acteurs en gros plan sur leurs yeux mais aussi dans l’ambiance et la musique. Raconter l’occupation nazi en France sous la forme d’un western spaghetti, c’est plus que génial. D’ailleurs, à noter que dans ce film se trouve aussi le processus que j’appelle la désynchronisation musicale que j’adore: mettre sur un film historique des musiques qui n’ont rien à voir avec l’époque comme par exemple dans ce cas, une splendide musique de David Bowie (lien vers YouTube pour revoir cette scène).

Brad Pitt est très bien dans son personnage. D’ailleurs c’est certainement une période de notre histoire à laquelle il est particulièrement sensible. Son interprétation dans Fury est magistrale. C’est intéressant de voir comment Tarantino fait jouer les grands acteurs en décalé. Travolta dans Pulp Fiction, Leonardo DiCaprio dans Django Unchained: de très très grands rôles presque à contre-courant pour ces stars du cinéma.

Christoph Waltz, dans le rôle du super SS méchant est génial. C’est un acteur fantastique qui joue si bien son rôle d’allemand mais que nous allons retrouver à l’opposé dans Django, dans le rôle du super gentil.

Ce film est un peu étonnant car bien qu’il traite d’un sujet extrêmement violent, il y a du sang mais finalement pas trop. Je m’attendais à beaucoup plus de ce réalisateur en matière d’hémoglobine.

Donc un film incontournable à ne pas rater.

Django Unchained

 

Les Huit Salopards

et la suite pour bientôt j’espère car Quentin Tarantino réalisant Star Trek, c’est quand même incroyable.

Mon film de Tarantino préféré: est-ce que ce sera toujours celui-ci lorsque je finirai cet article?

 

Millénium 4 – Une suite un peu terne

La première trilogie de Millénium écrite par Stieg Larsson, auteur suédois, était vraiment bien. Romans agréables à lire, très bon suspense et des personnages attachants. J’ai à l’époque de leur sortie carrément dévoré ces livres comme beaucoup de lecteurs.

Par la suite, les téléfilms suédois tirés du livre étaient sympathiques même si l’acteur principal Michael Nyqvist n’était pas transcendant. Pourtant, j’ai presque envie de les revoir car le personnage féminin de Lisbeth était joué par Noomi Rapace…que nous avons retrouvé dans Prometheus… que je n’ai pas reconnue à l’époque. Le film américain avec Daniel Craig m’a laissé peu de souvenirs mais n’était pas mal.

Ce que ces livres nous ont apporté concerne aussi l’histoire de la Suède lors de la seconde guerre mondiale avec une forte emprise nazi. Thème d’ailleurs qui est présent dans d’autres romans « d’écrivains nordiques » comme Henning Mankell.

En 2004, Stig Larsson décède laissant cet héritage de livres si prenants. Ceux qui ont aimé ses personnages avaient envie de les retrouver. Voilà qui est fait avec ce livre que je viens d’achever, Millénium 4 : Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz.

Comment parler de ce roman? Et bien, vous prenez un shaker , vous ajoutez comme ingrédients principaux Mikael Blomkvist, Lisbeth Salander, un petite dose d’autisme, de physique quantique, de mathématiques, vous n’oubliez pas de parler d’informatique et comme les geeks sont à la mode un peu de Marvel aussi. Vous remuez le tout et cela donne un cocktail intéressant 🍸, sympathique mais où il manque l’olive: le suspense.

Et oui, ce n’est pas un roman dont nous tournons frénétiquement les pages pour savoir la suite. Il est agréable à lire, mais sans plus. Peut-être ce qui manque aussi c’est le côté découverte de la Suède, de sa culture. Même si certaines scènes se passe dans des lieux intéressants de ce pays, ils sont juste utilisés comme décors et très peu décrits. Ce qui d’ailleurs à noter c’est que le lieu le plus intéressant, l’archipel de Stockholm n’est que peu évoqué mais…il y a une carte le représentant, comme cela le lecteur sait de quoi il est question. Peut-être que l’auteur n’aime pas la géographie?

Bref, je ne suis pas très enthousiaste et j’ai bien peur de très vite oublier le sujet de ce livre.

Souvent je lis très peu les critiques à l’avance, j’aime bien découvrir par moi-même. Mais vu la hauteur de ma PAL, j’ai jetté un oeil à celles concernant Millénium 5: La fille qui rendait coup pour coup. Elles sont particulièrement mauvaises ce qui finalement ne m’étonne pas et du coup j’abandonne la série. Qui sait ? Peut-être ces suites feront l’objet d’un téléfilm. Cela ne dure que 1h30 et c’est nettement moins long que de lire un livre.

Pour terminer, je vous lire un secret. Ce blog se nomme « Histoires au XXIème siècle de la geekette qui portait un bandana rouge » et bien c’est en pensant à Millénium et à ses titres si long que je me suis décidée à mettre un titre long pour ce blog. Donc, ce sont vraiment des romans qui m’ont marquée. (Je ne m’identifie pas à Lisbeth, je n’ai pas de piercing ni une coiffure punk 🤓).

La carte de l’Archipel de Stockholm. Ca donne franchement envie de s’y promener comme touriste !

 

Les figures de l’ombre ou 3 femmes à la conquête de l’espace

Les figures de l’ombre est un excellent film. Il raconte les débuts de l’exploration spatiale par les Etats Unis, en concurrence avec la Russie mais il est abordé d’un point de vue fondamentalement différent de ce que nous avons déjà vu sur le sujet. En effet, c’est l’histoire de trois femmes, afro-américaine, qui ont participé au programme de la NASA.

Du coup, le film aborde trois concepts:

  • La discrimination des afro-américains dans les années 60, dans la vie courante mais aussi au travail ou à l’université.
  • La discrimination des femmes au travail, sujet qui est vraiment toujours d’actualité.
  • L’arrivée de l’informatique avec le premier serveur IBM à la NASA et ce que l’informatique peut entraîner pour les emplois de simples humains qui calculent moins vite que la machine. Problème aussi qui est toujours d’actualité car le remplacement des « travailleurs » par l’ordinateur n’est pas terminé.

Ces trois termes très sérieux sont abordés avec beaucoup d’humour. Et d’ailleurs le dernier est très intéressant car personnellement je connaissais très peu comment le travail des calculs était effectué avant que l’ordinateur existe….par des êtres humains finalement hautement qualifiés.

(Attention spoiler) Et dans ce film…la première geekette de l’histoire est mise en avant car l’une de ces femmes, Dorothy Vaughn, se met de sa propre initiative au … Fortran. Langage informatique qui a perduré: c’est celui que j’ai appris à la fac pour programmer en 1993… bon, je connaissais déjà le Basic donc c’était vraiment facile. Tout cela rappelle de bons souvenirs.

Les trois actrices jouant les personnages de ces trois femmes sont  vraiment bien dans leur rôle avec une mention particulière à Octavia Spender…qui joue si bien dans La couleur des sentiments . Très bon rôle aussi pour Kevin Costner.

C’est donc un film à ne pas rater. Une vision qui n’appartient pas qu’au passé car même si le monde va un peu mieux, ces problèmes existent encore aujourd’hui.

3 femmes qui ont changé l’histoire de la conquête spatiale

Avengers: Infinity War ou comment réunir tous les super-héros Marvel

Un article très court sur le film Avengers: Infinity War.

En fait, j’ai tellement peur de spoiler à ma sortie du cinéma que je vais en dire très peu.

Le film est très très bien. Juste un pré-requis: aimer l’univers Marvel et avoir vu (presque) tous les films de ces dernières années. Car oui, là Marvel réunit quasiment tous ses héros voir même les méchants que nous avons suivis.

D’ailleurs, c’est très étonnant car en 2h30, tous ont de l’importance dans le film. Certains plus que d’autres mais cela va à un tel rythme que c’est très cohérent, c’en est même étonnant d’avoir réussi à faire cohabiter tous ces personnages qui viennent ou semblaient venir d’univers différents.

Et même en faisant cela, il y a une alternance de scènes rapides et plus lentes, ce qui fait que ce marathon se déroule bien. Et toujours, comme d’habitude, une bonne dose d’humour et quelques références cinématographique très agréables.

Bien entendu, restez jusqu’à la fin du générique. Et ensuite, patiente jusqu’en 2019

22 super-héros et … un super-méchant

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