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Catégorie : Stephen King

Patrice Allart – Spectres, Monstres & Lovecrafteries

Comme le titre principal de ce livre n’en dénote pas le sujet exact, le sous-titre est beaucoup plus parlant « Stephen King, son oeuvre et son univers »

Voici un livre dans lequel j’avais hâte de me plonger. Pourquoi ? Et bien quand on a lu l’intégral d’un auteur prolifique tel que Stephen King, tout relire serait tellement long que c’est difficilement envisageable avant la retraite. Et puis il y a cette petite crainte personnelle de ne pas aimer autant les livres lors d’une seconde lecture suite à quelques échecs durant la plongée dans des œuvres que l’on a adorées trente ans auparavant et dans lesquelles on ne retrouve pas ce qui nous a fait nous évader bien loin.

Alors, trouvant un jour ce livre en flânant sur internet, je m’étais dit « Génial, enfin un essai sur l’oeuvre d’un de mes écrivains préféré ». J’avais aussi dans l’idée en lisant une synthèse de revoir toutes les références qui existent entre les différents livres car dans cette bibliothèque de près de 70 pavés, romans et nouvelles, il y a une quantité de liens entre eux impressionnante. Note: je mets 70 un peu au hasard, n’ayant pas le courage de les recompter ce soir 😉

Et bien, me voilà bien déçue. Tout d’abord, et cela vient certainement de l’éditeur, un livre sans retour à la ligne, avec des pavés de textes extrêmement longs mais aussi un auteur qui fait des phrases d’une telle longueur qu’à la fin on ne retrouve plus le sujet du début, je me suis perdue dans ces pages et n’y ai finalement pas trouvé grand chose de passionnant. Il y a bien des recoupements mais ils sont souvent confus avec des extraits des œuvres originales parfois hors de propos.

Le livre fait aussi référence surtout au début, à ceux de Lovecraft et les liens par rapport aux écrits de Stephen King et là, n’étant pas du tout fan du Cthulhu et autres monstres qui m’ont toujours ennuyée, et bien j’ai trouvé peu d’intérêt à cette lecture. Certes, il est possible que des fans des deux écrivains s’y retrouvent.

Un des seuls passages que je garderai en mémoire est le fait que la famille est au centre de l’oeuvre de King, ce qui est vrai et peut-être une des raisons pour laquelle elle nous touche parfois tellement.

Un sujet intéressant est comment ces livres ont été portées à l’écran et là, effectivement, on se rend bien compte comme il est difficile de réaliser des films de qualité tout en respectant des écrits longs et très riches. D’ailleurs, après la catastrophe de La tour Sombre, un nouveau film est en route dans le même univers réalisé par Steven Spielberg, d’après le Talisman … enfin un peu d’espoir qu’un très bon film surgisse enfin de ces territoires qui me manquent tellement depuis la fin de cette saga.

Mon avis personnel, que j’ai d’ailleurs déjà exprimé ici, est que Stephen King ne prend que le prétexte du fantastique pour écrire, pour avoir des idées de scénarios, c’est le quotidien qu’il nous raconte d’une Amérique profonde bien loin de nous, qu’il nous fait comprendre. Et ses personnages centraux sont parfois si attachants qu’il arrive à nous faire frissonner pour eux mais pas uniquement parce qu’il y a un monstre dans le placard mais aussi parce que la vie est une aventure parfois compliquée à affronter.

J’espère un jour tomber sur un autre essai sur ce grand artiste qui m’a emmenée bien loin dans des univers allant du cauchemardesque à l’amitié, de la vénalité humaine au courage et me permettra d’avoir une vision plus claire de cet immense univers d’un auteur qui m’a marquée à jamais.

Hotel The shining
Une petite nuit à l’hôtel ?

La tour sombre – Le film

Affiche du film La Tour Sombre

Peter Jackson a tourné environ 10 heures de films avec Le Hobbit, un livre de moins de 500 pages.
Nikolaj Arcel avec La Tour Sombre a tourné 1h30 pour une fantastique histoire de 4000 pages.
Chercher l’erreur…

Elle est vite trouvée : ce film n’est pas La Tour Sombre mais une « histoire dans l’univers de la Tour sombre » ne mettant en scène que 3 de ses personnages principaux.
Points positifs : le film est sympathique, pas mal d’action, de la bonne musique et les personnages sont bien représentés par de très bons acteurs. Certes, je ne suis pas vraiment objective étant fan de Idris Elba et Matthew McConaughey.
Et finalement, voir même étonnant, pas de spoiler dans ce film par ceux qui se lanceront dans la lecture de ce qui est pour moi un des chefs d’oeuvre de Stephen King. Même la fin du film, une grande scène d’action avec des plans intéressants, ne représente en rien le livre. Et c’est tant mieux.

En réfléchissant, seule une série de 100 épisodes ou peut être huit films pourraient vraiment nous plonger dans cet univers magique. Mais quand on voit la série The Mist sur Netflix , tellement lamentable qu’au bout de deux épisodes je l’ai abandonné, et bien, peut-être que la Tour Sombre reste uniquement dans les écrits n’est pas si mal.

Donc en résumé, regarder ce film peut-être donnera envie de lire cette épopée mais je n’en suis pas si sûre car cela peut décourager certains à se lancer dans cette immense ouvrage.
Une épopée fascinante avec tout un univers que d’ailleurs à la 3999 pages j’étais bien triste de devoir quitter.. quoique mais là je ne dirais rien, la fin est magistrale. Stephen King a réussi avec ses livres à nous transporter dans un univers mêlant le Far West de Sergio Leone et Clint Easwood, la magie omniprésente, l’esprit du ka-tet, c’est à dire un groupe lié devant faire face à un destin commun et des références avec l’homme en noir en particulier à de nombreux autres livres de l’auteur. La tour sombre est à mes yeux le pilier centrale de toute son oeuvre.

Cycle de La Tour Sombre

Aurez-vous le courage de vous lancer dans cette lecture ? Merveilleux

Stephen King – Trilogie Bill Hodges

Stephen King-Fin De Ronde

La Trilogie Bill Hodges de Stephen King, écrite à partir de 2015, comporte 3 volumes: Mr Mercedes, Carnets noirs et Fin de Ronde

Le premier volume m’a franchement plu, Stephen King a choisi cette fois-ci le genre roman policier et dans toutes les pages du livre, tout du moins dans mon souvenir, tout était bien ancré dans le plancher des vaches, pas de fantastique, pas d’horreur si ce n’est ce qui peut se produire dans la réalité. Nous y rencontrions les deux personnages principaux, Bill Hodges, policier à la retraite et Holly Gibney, un caractère pittoresque et si attachant. Mr Mercedes est devenu encore plus frappant après les malheureux événements que nous avons connus depuis. Je ne rentrerai pas dans les détails mais un 14 Juillet, ce livre m’est revenu à l’esprit de manière frappante. Et peut-être, il a marqué ou marquera d’autant plus les lecteurs qui l’ont ou vont le découvrir après ces événements. Je l’ai lu il y a un moment mais je me rappelle encore d’un passage où, en fin de chapitre, S. King nous donne le petit indice sur la suite des événements, stratégie classique de l’auteur, et nous fait imaginer complètement l’inverse de ce qui va se passer … passage du coup limite humoristique. Comme d’habitude ses personnages sont attachants et l’intrigue pleine de suspense.

Carnets noirs remet les mêmes protagonistes en scène. Je ne vais pas trop parlé de ce volume que j’ai lu très rapidement un été où je n’étais pas au meilleur de ma forme pour en garder des traces. Ce qu’il m’en reste est une petite remarque personnelle « Tiens, tiens, dans ce volume 99% de la vie réelle mais 1% de fantastique » … le maître de l’horreur se laisserait-il tenter ou a t’il du mal à rester dans le policier pur…

Et voilà, je viens juste de finir Fin de Ronde, et je suis un peu furieuse contre l’auteur … comment peut-il malmener autant ses personnages ?! Non seulement après deux tomes nous les aimons bien mais en plus là, c’est les réalités de la vie qui les attaquent et cela dès le tout début du livre et nous souffrons avec eux tout le long de ses 600 pages. Pourtant, dans ce troisième volet, ça y est, nous retrouvons un univers purement classique de l’auteur avec cette fois-ci de longues incursions dans le paranormal. Stephen King a perdu son pari, trois policiers de suite … il n’a pas tenu ! Ou alors, il le savait dès le départ et nous a promené tranquillement dans son univers.

En résumé, des lectures bien agréables. J’ai attendu la fin de la trilogie pour me lancer dans la série télévisée Mr Mercedes tirée de ces romans. La série a peu de critiques mais de bonnes notes … je vous en dirai plus dans un prochain article 🙂

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