Hadès et Cerbère

Hadès, le maître des enfers, avec Cerbère à son pied, statue crétoise

Du feu de l’enfer est franchement presque une référence pour ceux qui aiment les thrillers palpitants, limite gores.

J’ai dit dans quelques articles que j’arrête de lire ce type de livre. Mais non seulement il en reste dans ma PAL, dont j’ai fait l’acquisition, mais aussi il y a des écrivains dont je lis toutes les parutions. Ce qui est le cas de Sire Cédric. A part ses premières nouvelles, j’ai lu l’intégral et c’est un auteur attachant car il a réussi à émerger de toute cette multitude de livres dans ce genre que nous trouvons chez notre libraire préféré.

Quel est ce qui démarque cet ouvrage des autres? Une écriture rapide, directe, des phrases courtes, riches et percutantes. Pas de longues descriptions, où nous finissons par nous ennuyer. Là, il y a de l’action, et trouver un livre aussi rapide et pourtant long, plein de rebondissements, c’est assez rare.

Petite déception de mon coté cependant car, après de nombreuses lectures du genre, le scénario en lui-même, même s’il a de l’originalité, j’ai l’impression de l’avoir déjà lu. De même pour les rebondissements, peu de surprise. Pourtant, comme l’écriture est rapide, j’ai accéléré vers la fin, j’avais envie de voir comment cela se terminerait.

Aussi, et je me répète dans mes articles, le personnage central est très bien mais il lui manque ce petit truc qui fait que nous tombons amoureux de lui. Et pourtant, les deux personnages centraux des précédents romans de Sire Cédric , Eva et Alexandre, m’ont fait rêver.

Est-ce moi qui est un passage à vide pour les personnages? Possible. Est-ce moi qui recherche quelque chose de plus, un sens à ce que je lis, plus engagé? Oui, certainement, je n’ai pas repris les lectures de science-fiction pour rien. Pourtant, le livre ne manque pas d’une sorte de vision politique, mais c’est plus une toile de fond qu’un message, tout du moins je l’espère, autrement nous sommes vraiment mal partis 😳. La vision des médias dans l’épilogue est à mon sens extrêmement percutante.

Ici, pas de fantastique. Pas de mondes imaginaires. Je trouve cela intéressant que l’auteur ait voulu s’en détacher, trouver de nouveaux lecteurs qui préfèrent ce genre. J’espère que ce n’est pas définitif. Pour deux raisons: un lecteur assidu de Stephen King a besoin de ses dix pages de fantastique sur cinq cent voir d’une seule. Et puis j’aimerais bien lire la suite des aventures de notre couple de policiers…car sans fantastique, pas de suite.

Conclusion: fans de thriller, c’est juste parfait, précipitez-vous sur ce livre, ce sera un très bon moment de lecture, de suspense. Si vous n’aimez pas le sang, passez votre chemin.

Sire Cédric-Du Feu de l'Enfer