Le laboratoire du divertissement

Mes Univers: Cinéma, Séries, Livres, Science-Fiction, Informatique, Sciences, Environnement, Écrire

Catégorie : Hard Science

Greg Bear, Éon

Greg Bear - Eon, première édition
Première couverture de Éon

Petite histoire personnelle… En fouillant dans l’immense PAL qui réside dans mon appartement, tout au fond de celle-ci, je suis tombée sur un ancien livre de Science-Fiction que je n’avais pas encore lu, des années 80 et dont d’ailleurs le prix était en francs….eh oui, cela a existé.
Mais, la lecture de la quatrième de couverture m’a fait découvrir que cet ouvrage, Éternité, était la suite de Éon de Greg Bear … Après vérification, car cela ne me rappelait rien, et bien oui, j’avais lu le premier tome en 2001 mais n’en gardait aucun souvenir.

Ainsi, je me suis replongée dans cette lecture et j’ai bien fait car autrement je pense que j’aurais abandonné à la trentième page Éternité car Éon est tellement riche qu’il serait impossible d’en lire directement la suite.

Éon est un livre de Hard Science pur et dur (sans jeux de mot) … Franchement si quelqu’un veut découvrir ce qu’est ce thème, basé donc sur des notions scientifiques assez complexes, c’est juste le livre parfait… voir trop parfait.
Près de 700 pages en poche pas toujours faciles à aborder, il faut déjà avoir quelques notions de l’espace-temps pour essayer de suivre l’héroïne de l’histoire mais aussi tout le contexte autour. Alors, est-ce moi qui me suis perdue, le traducteur qui n’a pas réussi, ce livre est tellement plein de descriptions longues qu’il y a des moments où j’ai décroché et raté une partie pas de l’histoire mais de son décor. Une écriture qui n’arrive pas à faire éclore des images dans notre imaginaire de lecteur, un peu dommage.

Ce livre appartient aussi à un thème dont on parle peu dans la science-fiction, c’est la politique. Ecrit en 1985, quand la guerre froide n’était pas si loin, le livre est basé dès le départ sur le conflit entre la Russie et les Etats-Unis. Et comme le dit si bien Gérard Klein dans la préface, cela ne dérange pas qu’il soit décalé par rapport à l’histoire actuelle. Ce qui est étonnant, c’est qu’il garde ce thème politique dans un futur lointain où nos descendants si évolués n’ont finalement pas réussi à vivre dans une unité pacifique.

Quelques extra-terrestres traversent ces lignes mais finalement comme pour le décor, difficile de mettre une image sur ceux-ci.

Donc un livre compliqué, long, difficile de s’y plonger à 100% mais qui reste une référence dans le domaine. J’ai mis un peu trop longtemps à lire mais je ne me décourage pas car l’intrigue est quand même bien menée et d’ici un petit moment je me plongerai dans la suite, Éternité, un peu plus court, j’aimerai bien malgré tout connaitre la suite de l’histoire…

Très belle image de l’univers raconté dans Éon
(source : Kromekat.com)

Le Monde Inverti de Christopher Priest – Un classique de la Hard Science

Livre Le Monde Inverti de Christopher PriestLe Monde Inverti est un livre de la plus pure hard science. Comme je ne veux pas raconté l’histoire, car finalement tout le suspense repose sur comprendre ce monde, voici juste la définition du mot inverti tel qu’il est à comprendre dans le titre : « Qui est renversé symétriquement. » (source Le Parisien) . Si vous tapez ce terme sur Google, vous verrez que son sens connu est « homme homosexuel » …et cela n’a rien à voir avec le livre qui est bien basé sur le sens mathématique.

Ce livre, paru en 1974, a été une petite révolution dans le monde de la science-fiction et est donc devenu un classique. Effectivement, je ne pense pas avoir jamais lu un livre qui tourne (sans jeu de mot) autant autour d’un principe mathématique.

En regardant les critiques Babelio, le livre est extrêmement bien noté. De mon côté…je me suis pas mal ennuyée en le lisant, donc ma critique va être un peu dure. Cet ouvrage repose sur un contexte très original, historique et actuel, formant un monde particulier mais où gravite quasiment un seul personnage. Un apprenti, découvrant le monde dans lequel il vit sans vraiment le comprendre. Tout commence enfin à devenir plus clair à la moitié du livre dans un chapitre qui est véritablement captivant et très imaginatif. Ensuite, l’histoire retombe pour repartir vers la fin où nous aurons enfin la clef de compréhension.

Pourquoi ai-je eu tant de mal à accrocher au livre? Ce jeune homme ne vit que pour comprendre ce monde, et c’est quasiment tout. Parfois, quelques pages sentimentales, mais au final, alors que nous pourrions être entraînés avec lui pour savoir d’où vient ce monde, comment il va survivre, tout est décrit avec tellement de froideur que seule la curiosité l’emporte pour continuer.

L’auteur a eu une idée splendide, d’une très grande originalité. Mais il n’a pas su inventer des histoires riches en rebondissement et nous faire découvrir cet univers à travers une grande aventure. Même si des sujets tels que les guildes, organisation de la société, la ville, lieu géographique central, enrichissent l’histoire, rien n’arrive à combler un certain ennui qui s’installe en tournant les pages.

Pourtant je ne regrette pas du tout de l’avoir lu. Effectivement, dans les années 70, je comprends très bien qu’une telle invention mathématique ait marqué cette littérature hard science pour longtemps. Par la suite, et particulièrement aujourd’hui, les inventions originales scientifiques pullulent dans le monde de la science-fiction. Nous sommes habitués et donc peut-être y faisons moins attention. Un exemple? Je le prends dans les séries: le champ de mycelium quantique dans Star Trek Discovery est une invention magique mais que ne sert que de support pour construire un univers plein de rebondissements aussi bien politiques que sentimentaux.

Alors, si vous avez envie d’une bonne culture de la littérature de Science-Fiction, n’hésitez pas, lisez ce livre, il n’est pas très long. Si vous aimez des univers plus dynamiques et bourrés d’aventures, de suspense et de romantisme, je ne suis pas certaine qu’il vous plaira.

Note: j’ai classé ce livre dans la catégorie Hard Science mais il pourrait aussi être dans Post-apocalyptique.

Calculer la tangente d'une hyperbole

Ouaaaa…j’ai des progrès à faire en maths !!!

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén