Le laboratoire du divertissement

Mes Univers: Cinéma, Séries, Livres, Science-Fiction, Informatique, Sciences, Environnement, Écrire

Auteur : Léa Caladin (Page 1 sur 7)

Carte Méteo - 29-Juin-2019

Fred Vargas – L’humanité en péril

L'Humanite en Péril-Fred Vargas

Difficile d’écrire un article aujourd’hui ! Bien que tout le monde dit que la chaleur commence à baisser, nous sommes en pleine canicule. Là, 32° dans mon appartement, à l’intérieur, dans une pièce sans soleil où la chaleur s’est juste petit à petit installée. Heureusement, j’ai une petite climatisation et un petit îlot de fraîcheur pour aller survivre quand cela devient trop dur pour le corps à supporter. Et pourtant, en même temps, je pollue la planète en l’utilisant cette énergie pour survivre, mais avons-nous le choix ?

Le pire dans tout cela est que nous sommes fin Juin, l’été vient à peine de commencer et il reste deux, voire trois mois, où ces températures difficilement supportables vont continuer. Fini le bonheur que l’été arrive, nous le regardons maintenant comme une saison difficile. Fini l’attente des petites trempettes à la plage et les bonnes glaces au bord de l’eau. Maintenant c’est « mais comment je vais réussir à travailler ». L’été, oui, nous avons des vacances mais pas assez longtemps pour couvrir toutes ces périodes de chaleur au ralenti. D’ailleurs, je me demande bien quel touriste fou va encore descendre dans le midi de la France.

Sacrément longue cette introduction mais le livre dont je vais vous parler aujourd’hui ne peut que faire penser à tout cela…

L’Humanité en Péril est … une claque ! Un livre qu’on prend dans la figure et lorsqu’on le ferme, on se demande si finalement il était bon de le lire … mais si, il faut le lire. Fini de se mentir, de se voiler la face, de croire que si on ne bouge pas, tout va aller pour le mieux !

Je lis depuis longtemps de nombreux articles sur l’écologie, l’état de la planète, je mène depuis un moment pas mal de petites actions de colibri histoire d’essayer de faire quelque chose. Mais Fred Vargas a tout condensé en quelques 200 pages. Tout y est, rien à redire. Les problèmes de climat, des gaz à effet de serre, l’état catastrophique des ressources de la planète, le futur manque d’eau, les prochaines migrations climatiques, l’impact de notre consommation, de nos habitude, l’inaction de nos gouvernements … et j’en passe … peut-être le livre le plus traumatisant que j’ai jamais eu entre les mains.

N’empêche, quand on le referme, il reste un tout tout tout petit espoir de pouvoir faire quelque chose. Car, derrière les explications, il y a un message.

Je ne vais pas vous expliquer ce qui est dit dans cet ouvrage en détail, non, il faut le lire pour se rendre compte et décider alors d’agir. Par contre, Fred Vargas nous transmet cette forme de pensée que j’ai particulièrement appréciée: dans le monde aujourd’hui, deux clans sont dans la balance, Eux, ceux qui nous dirigent, Eux ceux qui ont l’argent et le pouvoir, Eux, les lobbies et Nous, les gens du peuple, les consommateurs. Alors si Nous nous opposons à Eux, notre nombre est tellement immense face à Eux, qui ne sont qu’une poignée, que nous pouvons les faire fléchir ! Le peuple peut gagner, peut avoir le comportement nécessaire pour faire plier les autres Eux qui nous entraînent dans un précipice dont l’humanité entière peut ne pas se relever.

Alors, je vais vous donner quelques tout petits exemples d’actions.

  • Passer au bio, le plus possible, ne donnez plus votre argent à ces grands lobbies agro-industriels ! Boycottez-les. Faites leur perdre en chiffre d’affaire, ça va les obliger à réfléchir et s’apercevoir que les consommateurs ne les suivent plus dans leur délire de pollutions;
  • Manger moins de viande, presque pas de charcuterie, c’est bon pour votre santé et nécessaire pour la planète
  • Entamer une démarche personnelle de réduction des déchets ! Le Zéro-déchet est compliqué, prend du temps, pas facile, mais réduisez un maximum
  • Réfléchissez quand vous prenez votre voiture si c’est incontournable…
  • Mangez moins de riz … et oui, le riz ça pollue
  • Arrêtez de changer de téléphone portable avec toutes ces fameuses offres de fidélité. Gardez vos appareils le plus longtemps possible (là, je viens de sauver mon lave-vaisselle qui à 14 ans, est reparti après réparation pour quelques tours … un lave-vaisselle ça parait pas très écolo mais cela consomme moins d’eau …)
  • Communiquez ! Parlez-en à votre entourage, essayer de leur faire comprendre

Et je pourrais en rajouter plein mais cela fera l’objet d’autres articles, car j’ai, après ce que j’ai commencé pour les abeilles et bourdons, d’autres projets en cours. Je vire de bord, je n’en étais pas loin, mais là, c’est presque comme un bon « coup de pied au cul » pour se bouger plus et plus encore. Il me faudra un peu de temps pour faire tous ces projets que j’ai dans la tête, je m’en excuse, mais certaines transitions de mode de vie prennent du temps, je l’avoue.

Si vous vous dites que cela coûte cher, de passer au bio par exemple, et bien entre les différentes actions, finalement, le porte monnaie s’y retrouve. La viande coûte nettement plus cher qu’une bonne petite tomate bio …

Alors, je ne peux pas le faire directement, mais je voudrais infiniment remercier Fred Vargas pour cet immense travail de recherche qu’elle a fourni pour ce livre et les 400 références d’articles, disponibles sur internet, qui lui ont permis de rédiger ces 200 pages.

Fred Vargas est une scientifique mais elle a réussi à mettre la petite note d’humour qui permet de reprendre son souffle après de longues pages explicatives car oui, c’est un problème d’une extrême complexité auquel nous devons faire face.

Et si vous lisez un article d’un climato-septique disant que tout cela n’est que foutaise, que c’est de la « psychose », demandez-lui à combien il règle la climatisation dans sa voiture et s’il prend le métro parfois … et vous saurez tout ce suite à qui vous avez à faire.

Merci encore et non, je ne prêterai à personne ce livre qui trouve une place privilégiée dans ma bibliothèque pour relire régulièrement des passages car tout intégrer la première fois, pas facile.

Je vire de bord, toute !

Merci.

L’été commence à peine … que va t’il nous réserver ?

L’Échiquier du Mal de Dan Simmons

L'échiquier du mal de Dan Simmons
L’échiquier du mal, ancienne édition en deux tomes

J’ai retrouvé ce livre dans ma PAL il y a quelques temps. Après hésitation, vu les 1000 pages de ces deux volumes, je me suis lancée. Pourquoi cette petite résistance ? Je ne gardais pas un très bon souvenir de Ilium et Olympos du même auteur. Surtout le premier volume, compliqué à souhait et dans lequel je m’étais un peu perdue.

Avec L’Échiquier du mal, Dan Simmons a une écriture beaucoup plus claire, rapide, agréable et franchement, une lecture qui m’a frappée et j’ai donc bien fait de passer outre ce mauvais souvenir

Le sujet du livre est le suivant, je vais essayer de ne pas trop spoiler mais c’est juste le début … heu pardon divulgâcher, ce terme n’est pas encore rentré dans mon vocabulaire et celui de mon correcteur d’orthographe non plus d’ailleurs, oopss (petit hommage à Fred Vargas au passage, seuls les initiés comprendront).
Je reprends donc.

Le livre raconte l’histoire de vampires psychiques qui prennent le contrôle de votre cerveau et donc vous manipulent pour faire ce qu’ils veulent.
Un sujet de fantastique donc mais aussi très historique. Une partie de l’action est sous le nazisme et dans les camps de concentration. Mettre ce type de thème dans l’imaginaire à cette époque est classique, par exemple on le retrouve tout simplement dans Indiana Jones ou X-Men. Mais là, Dan Simmons part carrément dans le style horreur et rajoute cela sur une vérité qui en elle-même est ce que l’humanité a connu de plus horrible. Et bien, il le réussit avec brio. Des scènes du livre dont je me rappellerai pendant longtemps.

Coté écriture, elle n’est pas tout à fait linéaire, plusieurs personnages, intrigues racontées par rapport à chacun deux avec parfois de petits « décalages horaires ». Raconté à la troisième personne, un seul personnage parle au « Je » et c’est le pire de l’histoire. Une femme, odieuse, raciste, méchante et vulgaire à souhait dont j’ai même gardé quelques extraits car elle atteint des sommets rarement égalés dans ses pensées.

Un point important, ce livre, écrit en 1989, n’a pas pris une seule ride. Ouvrage intemporel, cela est parfois rare dans la science-fiction, mais certainement plus fréquent dans le fantastique voir l’horrifique. Il faudrait un jour que je relise un Stephen King comme Le Fléau pour vérifier cela 😉

Un livre un tout petit peu trop long mais c’est du Dan Simmons, il faut s’y habituer et dans ma PAL, j’ai remis tout en haut Terreur et créer du coup une nouvelle catégorie sur cet auteur pour de futures chroniques. Une lecture que je recommande donc … n’ayez pas peur de l’épaisseur surtout qu’il est en un seul tome aujourd’hui.

Les Échecs … Cela fait bien longtemps que je n’ai pas fait une partie, assez tentant mais avec un débutant !
pelargonium angel varié

Juin 2019 – Un balcon au soleil

Nous sommes aujourd’hui le 2 Juin 2019, j’habite près de Lyon et il fait 33° cet après-midi. Le mois de Mai fût un peu pluvieux, pas trop chaud, alternance de soleil et de jours un peu couverts. Et du coup, les plantes ont eu un véritable printemps et ont poussé vraiment bien sur mon petit balcon.
Tout à l’heure, je me suis rappelée que quand j’étais gamine, quand les vacances scolaires approchaient, je me disais toujours « Ah, j’espère que cet été, on va en profiter, qu’il va pas trop pleuvoir », et aujourd’hui, réflexion un peu différente « bon, j’espère que nous n’allons pas trop souffrir de la canicule cette année ».
Aller, après cette digression que n’est peut être pas si personnelle que cela, parlons un peu de mon balcon. Pour ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, le but est de fleurir mon balcon en ville le mieux que je peux afin que les abeilles et bourdons, voir d’autres petits insectes trouvant quelque chose dans mon quartier pour faire leurs provisions.
Comme il y a pas mal de nouvelles plantes apparues en Mai, je vais les prendre dans l’ordre, du Sud vers le Nord, parce qu’autrement, je vais me perdre dans cette étendue sauvage.

Boutons de fleur de Santoline
Santoline en boutons

En Avril, cette Santoline, plantée l’an dernier, et qui n’avait pas fleurie, s’est retrouvée dans un coin su balcon, pas le plus ensoleillé. En fait, je pensais qu’elle n’allait jamais fleurir. Et là, oh miracle, plein de boutons de fleurs sont en formation. Les vertus de cette plante sont surtout que les papillons l’aime bien … alors là, je guette chaque jour et j’attends avec beaucoup de hâte de la voir fleurir. Maintenant, des papillons par chez moi il n’y en a plus beaucoup mais sait-on jamais…

Aster premiers boutons
Premiers boutons d’Aster

L’aster lui aussi est passé au « Sud ». C’est une plante qui a fleuri bien trop tard l’an dernier, les bourdons étaient déjà en train de dormir. Voilà ses premiers boutons de fleur qui apparaissent. C’est une très jolie plante quand elle fleurit, elle a besoin d’être assez souvent arrosée et elle pousse très bien

Jardinière aromatique: aneth et basilique
Jardinière plantes aromatiques

Une nouvelle jardinière a fait son apparition, celle des plantes aromatiques. Y a pas que les petites abeilles qui vont manger depuis mon balcon quand même. Mais je leur ai tendu un petit piège cette année … les hyménoptères sont attirés par la couleur verte, normal cela veut dire qu’il y a des plantes. Depuis que j’ai lu cela, j’ai fait bien attention de ne plus prendre que cette couleur pour mes nouvelles jardinières. D’accord, c’est pas très sérieux car elles sont en plastiques (pas bien !!!) mais je n’avais pas les moyens financiers de mettre des pots en terre. Je me pardonne car je vais les garder longtemps !
Au menu donc : basilic (trop de semis je pense) et aneth qui est dispensée. Pas mal de graines n’ont pas donné de pousse. A suivre quand tout cela va grandir et vive les tomates mozzarella 😉

Et comme pour manger ce si bon plat, il faut des tomates, et bien, je me suis lancée dans la culture de deux jolis pieds de … tomates cerise

Tomates cerises

Bon, je n’ai pas eu de chance car juste après avoir planté les deux pieds, il y a eu un sacré coup de vent et l’un d’eux a été arraché. Mais depuis, j’ai replanté mais je n’ai aucune idée de la couleur des tomates qui vont mûrir … mirabelle blanche, rouge ou black cherry, je sais plus trop.


Alors les tomates et bien pour pousser, ça pousse ! Les fleurs sont discrètes mais très jolies.

Fleur de tomates cerise
Fleurs de tomate cerise

N’empêche, et si vous allez jusqu’au bout de l’article vous comprendrez mieux, je me suis franchement posé la question aujourd’hui, avec toutes ces plantes, quel est le bilan oxygène/carbone de mon balcon… on parle beaucoup des arbres, qu’il faut planter pour l’oxygène de la planète mais les plantes aussi fournissent de l’oxygène. Donc si je donne à ma petite ville 0,0000001% de l’oxygène, intéressant, petit geste de colibri qui me va bien.

pelargonium angel varié
Pelargonium Angel Varié

Passons au plus classique, les géraniums ! Bon, je leur ferai peut-être un petit article dédié. L’un d’eux a repris depuis l’an dernier où il a réussi à passer l’hiver et pousse très bien, il va bientôt fleurir. J’ai mis une nouvelle jardinière et planté en tout quatre nouveaux plants. L’un d’eux est mon préféré, un pelargonium angel varié, qui pousse bien et a déjà fait plein de fleurs et j’ai vu quelques bourdons venir y jeter un œil.


Voici les autres:

Jardinière mellifères Juin
Jardinière mellifère


Quant à ma jardinière de fleurs mellifères (voir l’article qui lui est entièrement consacré), là cela devient carrément après la jungle, la forêt tropicale. J’arrose, ça pousse, ça pousse, j’arrose. Bon, cette photo a été prise en fin d’après-midi et elles avaient un peu soif, mais je peux vous dire que le matin, tout le monde est en pleine forme. Donc, je ne regrette pas pour l’instant de ne pas l’avoir éclaircie. J’attends de voir les premières fleurs avec beaucoup de hâte !

Lavande Juin
Lavande balcon

Et pour finir, la star de mon balcon, Mme Lavande, qui défie la pollution sur ma balustrade et la voiture garée en dessous (c’est pas la mienne 😉 )

Elle est en pleine floraison, pas terminée mais elle a déjà reçu quelques visites de charmants bourdons qui viennent voir si un petit verre pour la route est à disposition.

Et d’ailleurs, en voici un …

Bon, OK, là j’ai l’impression de la jouer Fox Mulder à la recherche du dahu mais les premiers bourdons ne restent pas encore longtemps, pas assez à butiner alors c’est difficile de les attraper !

Voilà, bravo si vous avez lu cela jusqu’au bout, et je vous dit à bientôt, au mois de Juillet

Premières pousses la jungle

Histoires de plantes mellifères sur un balcon

En Avril, j’ai repris le petit jardinage sur mon balcon pour y mettre quelques belles jardinières de plantes mellifères.
Alors c’est quoi ces fameuses plantes? En voici la définition: « Les plantes mellifères sont les plantes produisant de bonnes quantités de nectar et de pollen de bonne qualité et accessibles par les abeilles. » Source: Wikipedia

L’idée est donc bien de faire un petit garde-manger plein de pollen pour abeilles mais aussi bourdons et autres hyménoptères qui passeront par chez moi. Pourquoi ? Parce qu’en ville où j’habite, il n’y a pas assez de sources de pollens et ces insectes s’épuisent souvent en recherchant cette substance qui leur est si précieuse. Un tout petit geste pour la biodiversité.

Et donc, cette année, j’ai semé dans une jardinière un mélange de graines de plantes mellifères. Juste des fleurs qui vont pousser et faire de beaux endroits où se restaurer pour les petites pauses déjeuner.

Comme c’est la première année, c’est très expérimental. Le sachet de graines était fait pour une surface beaucoup plus grande que le pot dans lequel je les ai semées. Même si je n’ai pas mis toutes les graines, je sais bien qu’il y en a un peu trop dans le pot.
Je commence cet article en Mai 2019 et comme vous le verrez dans les photos ci-dessous, il faudrait éclaircir mais je ne le fais pas. Une curiosité toute personnelle pour voir comment tout cela va finir lors de la floraison. Qui l’emportera dans toutes ces jeunes pousses, qui va gagner? Un suspense insoutenable et qui va durer encore un moment.
Assez incroyable quand même si vous regardez les photos du 12 Mai au 19 Mai, une croissance exponentielle ! Nous avons un temps mitigé, pas très chaud, alternance de soleil et de grisaille et bien cela leur plait !

A suivre dans les prochaines semaines, mois …

Quelques images … cliquez pour voir la galerie en grand.

Avril 2019 – Le printemps est là

Voilà, je reprends cette année avec grand plaisir le tout petit jardinage sur mon balcon et comme l’an dernier, je vais essayer de faire pousser quelques jolies fleurs pour ces petits hyménoptères qui n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent.

Pour commencer, un petit bilan de l’hiver passé … il n’a pas trop gelé et certaines de mes plantes ont bien survécu, d’autres non:



La santoline se porte très bien, elle a grandi mais comme elle n’a pas fleuri l’an dernier, j’ai peu d’espoir qu’elle le fasse cette année. C’est une jolie plante, je la garde bien et qui sait, peut-être un jour voudra t’elle se parer de ses jolies fleurs jaunes

Les asters repartent et poussent à une vitesse assez incroyable depuis Mars. Cependant, comme ils fleurissent très tard dans l’année, bien que couverts de fleurs l’an dernier en Septembre, personne n’est venu boire un verre de leur pollen. Mais c’est un peu comme la santoline, on s’attache à ses petites plantes alors je les ai mis à coté de la santoline. Un petit endroit moins fleuri du balcon.

Quant aux géraniums, ils n’ont pas tous survécu. J’en avais mis juste trois, un peu en manque de budget l’an dernier. Un est reparti et a déjà de très jolies feuilles, un autre repart vraiment très doucement et le troisième s’est éteint. J’attends la mi-mai et j’irai en chercher quelques nouveaux et d’ailleurs une nouvelle petite jardinière. Comme cette année je n’ai pas trop les moyens, je pense en rester là d’ailleurs.

Les marguerites que j’avais planté non seulement n’ont pas grandi mais ne sont pas reparties après l’hiver. Mauvais essais. Donc là, je tente autre chose de complètement différent.



J’ai trouvé un sachet de graine de plantes mellifères que je viens de semer ce matin. Bon c’est normalement pour une grande surface mais pas grave. Là, j’ai vraiment hâte de voir ce qui va pousser. Il y a une véritable assortiment de variétés telles que bourrache, cosmos, gaillarde … très sympathique car en plus si elles poussent bien je vais pouvoir jouer au petit botaniste pour essayer de voir qui pointe son nez. Normalement, comme je les plante mi-avril, je devrais avoir les premières fleurs mi-juin … vraiment hâte de voir cela.



Finissons par la star du balcon … ma lavande ! Non seulement elle a passé un très bon hiver mais là elle est repartie à fond la caisse, des pousses plein le pot et depuis deux semaines, les premiers boutons commencent à grandir un peu partout. Bon, c’est ma préférée car l’an dernier de nombreux insectes sont venus butiner … comme c’est la première fois que je la vois démarrer une saison, un véritable suspens sur comment elle va pousser et fleurir dans les prochains mois …et je ne l’ai pas taillée pour voir, j’avais plus envie de la voir se développer de manière … sauvage !
A suivre donc au prochain épisode 🙂

Franchement la lavande pousse comme de la mauvaise herbe…

Une petite satisfaction personnelle aussi. Comme à part quelques nouveaux géraniums, ces plantes repartent cette année et bien, pas d’insecticides, pas de pesticides, pas d’engrais … d’accord, je les arrose avec l’eau de la ville mais aucune substance chimique qui pourrait nuire à mes petits insectes préférés …

Greg Bear, Éon

Greg Bear - Eon, première édition
Première couverture de Éon

Petite histoire personnelle… En fouillant dans l’immense PAL qui réside dans mon appartement, tout au fond de celle-ci, je suis tombée sur un ancien livre de Science-Fiction que je n’avais pas encore lu, des années 80 et dont d’ailleurs le prix était en francs….eh oui, cela a existé.
Mais, la lecture de la quatrième de couverture m’a fait découvrir que cet ouvrage, Éternité, était la suite de Éon de Greg Bear … Après vérification, car cela ne me rappelait rien, et bien oui, j’avais lu le premier tome en 2001 mais n’en gardait aucun souvenir.

Ainsi, je me suis replongée dans cette lecture et j’ai bien fait car autrement je pense que j’aurais abandonné à la trentième page Éternité car Éon est tellement riche qu’il serait impossible d’en lire directement la suite.

Éon est un livre de Hard Science pur et dur (sans jeux de mot) … Franchement si quelqu’un veut découvrir ce qu’est ce thème, basé donc sur des notions scientifiques assez complexes, c’est juste le livre parfait… voir trop parfait.
Près de 700 pages en poche pas toujours faciles à aborder, il faut déjà avoir quelques notions de l’espace-temps pour essayer de suivre l’héroïne de l’histoire mais aussi tout le contexte autour. Alors, est-ce moi qui me suis perdue, le traducteur qui n’a pas réussi, ce livre est tellement plein de descriptions longues qu’il y a des moments où j’ai décroché et raté une partie pas de l’histoire mais de son décor. Une écriture qui n’arrive pas à faire éclore des images dans notre imaginaire de lecteur, un peu dommage.

Ce livre appartient aussi à un thème dont on parle peu dans la science-fiction, c’est la politique. Ecrit en 1985, quand la guerre froide n’était pas si loin, le livre est basé dès le départ sur le conflit entre la Russie et les Etats-Unis. Et comme le dit si bien Gérard Klein dans la préface, cela ne dérange pas qu’il soit décalé par rapport à l’histoire actuelle. Ce qui est étonnant, c’est qu’il garde ce thème politique dans un futur lointain où nos descendants si évolués n’ont finalement pas réussi à vivre dans une unité pacifique.

Quelques extra-terrestres traversent ces lignes mais finalement comme pour le décor, difficile de mettre une image sur ceux-ci.

Donc un livre compliqué, long, difficile de s’y plonger à 100% mais qui reste une référence dans le domaine. J’ai mis un peu trop longtemps à lire mais je ne me décourage pas car l’intrigue est quand même bien menée et d’ici un petit moment je me plongerai dans la suite, Éternité, un peu plus court, j’aimerai bien malgré tout connaitre la suite de l’histoire…

Très belle image de l’univers raconté dans Éon
(source : Kromekat.com)

Patrice Allart – Spectres, Monstres & Lovecrafteries

Comme le titre principal de ce livre n’en dénote pas le sujet exact, le sous-titre est beaucoup plus parlant « Stephen King, son oeuvre et son univers »

Voici un livre dans lequel j’avais hâte de me plonger. Pourquoi ? Et bien quand on a lu l’intégral d’un auteur prolifique tel que Stephen King, tout relire serait tellement long que c’est difficilement envisageable avant la retraite. Et puis il y a cette petite crainte personnelle de ne pas aimer autant les livres lors d’une seconde lecture suite à quelques échecs durant la plongée dans des œuvres que l’on a adorées trente ans auparavant et dans lesquelles on ne retrouve pas ce qui nous a fait nous évader bien loin.

Alors, trouvant un jour ce livre en flânant sur internet, je m’étais dit « Génial, enfin un essai sur l’oeuvre d’un de mes écrivains préféré ». J’avais aussi dans l’idée en lisant une synthèse de revoir toutes les références qui existent entre les différents livres car dans cette bibliothèque de près de 70 pavés, romans et nouvelles, il y a une quantité de liens entre eux impressionnante. Note: je mets 70 un peu au hasard, n’ayant pas le courage de les recompter ce soir 😉

Et bien, me voilà bien déçue. Tout d’abord, et cela vient certainement de l’éditeur, un livre sans retour à la ligne, avec des pavés de textes extrêmement longs mais aussi un auteur qui fait des phrases d’une telle longueur qu’à la fin on ne retrouve plus le sujet du début, je me suis perdue dans ces pages et n’y ai finalement pas trouvé grand chose de passionnant. Il y a bien des recoupements mais ils sont souvent confus avec des extraits des œuvres originales parfois hors de propos.

Le livre fait aussi référence surtout au début, à ceux de Lovecraft et les liens par rapport aux écrits de Stephen King et là, n’étant pas du tout fan du Cthulhu et autres monstres qui m’ont toujours ennuyée, et bien j’ai trouvé peu d’intérêt à cette lecture. Certes, il est possible que des fans des deux écrivains s’y retrouvent.

Un des seuls passages que je garderai en mémoire est le fait que la famille est au centre de l’oeuvre de King, ce qui est vrai et peut-être une des raisons pour laquelle elle nous touche parfois tellement.

Un sujet intéressant est comment ces livres ont été portées à l’écran et là, effectivement, on se rend bien compte comme il est difficile de réaliser des films de qualité tout en respectant des écrits longs et très riches. D’ailleurs, après la catastrophe de La tour Sombre, un nouveau film est en route dans le même univers réalisé par Steven Spielberg, d’après le Talisman … enfin un peu d’espoir qu’un très bon film surgisse enfin de ces territoires qui me manquent tellement depuis la fin de cette saga.

Mon avis personnel, que j’ai d’ailleurs déjà exprimé ici, est que Stephen King ne prend que le prétexte du fantastique pour écrire, pour avoir des idées de scénarios, c’est le quotidien qu’il nous raconte d’une Amérique profonde bien loin de nous, qu’il nous fait comprendre. Et ses personnages centraux sont parfois si attachants qu’il arrive à nous faire frissonner pour eux mais pas uniquement parce qu’il y a un monstre dans le placard mais aussi parce que la vie est une aventure parfois compliquée à affronter.

J’espère un jour tomber sur un autre essai sur ce grand artiste qui m’a emmenée bien loin dans des univers allant du cauchemardesque à l’amitié, de la vénalité humaine au courage et me permettra d’avoir une vision plus claire de cet immense univers d’un auteur qui m’a marquée à jamais.

Hotel The shining
Une petite nuit à l’hôtel ?

La tour sombre – Le film

Affiche du film La Tour Sombre

Peter Jackson a tourné environ 10 heures de films avec Le Hobbit, un livre de moins de 500 pages.
Nikolaj Arcel avec La Tour Sombre a tourné 1h30 pour une fantastique histoire de 4000 pages.
Chercher l’erreur…

Elle est vite trouvée : ce film n’est pas La Tour Sombre mais une « histoire dans l’univers de la Tour sombre » ne mettant en scène que 3 de ses personnages principaux.
Points positifs : le film est sympathique, pas mal d’action, de la bonne musique et les personnages sont bien représentés par de très bons acteurs. Certes, je ne suis pas vraiment objective étant fan de Idris Elba et Matthew McConaughey.
Et finalement, voir même étonnant, pas de spoiler dans ce film par ceux qui se lanceront dans la lecture de ce qui est pour moi un des chefs d’oeuvre de Stephen King. Même la fin du film, une grande scène d’action avec des plans intéressants, ne représente en rien le livre. Et c’est tant mieux.

En réfléchissant, seule une série de 100 épisodes ou peut être huit films pourraient vraiment nous plonger dans cet univers magique. Mais quand on voit la série The Mist sur Netflix , tellement lamentable qu’au bout de deux épisodes je l’ai abandonné, et bien, peut-être que la Tour Sombre reste uniquement dans les écrits n’est pas si mal.

Donc en résumé, regarder ce film peut-être donnera envie de lire cette épopée mais je n’en suis pas si sûre car cela peut décourager certains à se lancer dans cette immense ouvrage.
Une épopée fascinante avec tout un univers que d’ailleurs à la 3999 pages j’étais bien triste de devoir quitter.. quoique mais là je ne dirais rien, la fin est magistrale. Stephen King a réussi avec ses livres à nous transporter dans un univers mêlant le Far West de Sergio Leone et Clint Easwood, la magie omniprésente, l’esprit du ka-tet, c’est à dire un groupe lié devant faire face à un destin commun et des références avec l’homme en noir en particulier à de nombreux autres livres de l’auteur. La tour sombre est à mes yeux le pilier centrale de toute son oeuvre.

Cycle de La Tour Sombre

Aurez-vous le courage de vous lancer dans cette lecture ? Merveilleux

Stephen King – Trilogie Bill Hodges

Stephen King-Fin De Ronde

La Trilogie Bill Hodges de Stephen King, écrite à partir de 2015, comporte 3 volumes: Mr Mercedes, Carnets noirs et Fin de Ronde

Le premier volume m’a franchement plu, Stephen King a choisi cette fois-ci le genre roman policier et dans toutes les pages du livre, tout du moins dans mon souvenir, tout était bien ancré dans le plancher des vaches, pas de fantastique, pas d’horreur si ce n’est ce qui peut se produire dans la réalité. Nous y rencontrions les deux personnages principaux, Bill Hodges, policier à la retraite et Holly Gibney, un caractère pittoresque et si attachant. Mr Mercedes est devenu encore plus frappant après les malheureux événements que nous avons connus depuis. Je ne rentrerai pas dans les détails mais un 14 Juillet, ce livre m’est revenu à l’esprit de manière frappante. Et peut-être, il a marqué ou marquera d’autant plus les lecteurs qui l’ont ou vont le découvrir après ces événements. Je l’ai lu il y a un moment mais je me rappelle encore d’un passage où, en fin de chapitre, S. King nous donne le petit indice sur la suite des événements, stratégie classique de l’auteur, et nous fait imaginer complètement l’inverse de ce qui va se passer … passage du coup limite humoristique. Comme d’habitude ses personnages sont attachants et l’intrigue pleine de suspense.

Carnets noirs remet les mêmes protagonistes en scène. Je ne vais pas trop parlé de ce volume que j’ai lu très rapidement un été où je n’étais pas au meilleur de ma forme pour en garder des traces. Ce qu’il m’en reste est une petite remarque personnelle « Tiens, tiens, dans ce volume 99% de la vie réelle mais 1% de fantastique » … le maître de l’horreur se laisserait-il tenter ou a t’il du mal à rester dans le policier pur…

Et voilà, je viens juste de finir Fin de Ronde, et je suis un peu furieuse contre l’auteur … comment peut-il malmener autant ses personnages ?! Non seulement après deux tomes nous les aimons bien mais en plus là, c’est les réalités de la vie qui les attaquent et cela dès le tout début du livre et nous souffrons avec eux tout le long de ses 600 pages. Pourtant, dans ce troisième volet, ça y est, nous retrouvons un univers purement classique de l’auteur avec cette fois-ci de longues incursions dans le paranormal. Stephen King a perdu son pari, trois policiers de suite … il n’a pas tenu ! Ou alors, il le savait dès le départ et nous a promené tranquillement dans son univers.

En résumé, des lectures bien agréables. J’ai attendu la fin de la trilogie pour me lancer dans la série télévisée Mr Mercedes tirée de ces romans. La série a peu de critiques mais de bonnes notes … je vous en dirai plus dans un prochain article 🙂

Sire Cédric – Du feu de l’enfer – Un très bon thriller

Hadès et Cerbère

Hadès, le maître des enfers, avec Cerbère à son pied, statue crétoise

Du feu de l’enfer est franchement presque une référence pour ceux qui aiment les thrillers palpitants, limite gores.

J’ai dit dans quelques articles que j’arrête de lire ce type de livre. Mais non seulement il en reste dans ma PAL, dont j’ai fait l’acquisition, mais aussi il y a des écrivains dont je lis toutes les parutions. Ce qui est le cas de Sire Cédric. A part ses premières nouvelles, j’ai lu l’intégral et c’est un auteur attachant car il a réussi à émerger de toute cette multitude de livres dans ce genre que nous trouvons chez notre libraire préféré.

Quel est ce qui démarque cet ouvrage des autres? Une écriture rapide, directe, des phrases courtes, riches et percutantes. Pas de longues descriptions, où nous finissons par nous ennuyer. Là, il y a de l’action, et trouver un livre aussi rapide et pourtant long, plein de rebondissements, c’est assez rare.

Petite déception de mon coté cependant car, après de nombreuses lectures du genre, le scénario en lui-même, même s’il a de l’originalité, j’ai l’impression de l’avoir déjà lu. De même pour les rebondissements, peu de surprise. Pourtant, comme l’écriture est rapide, j’ai accéléré vers la fin, j’avais envie de voir comment cela se terminerait.

Aussi, et je me répète dans mes articles, le personnage central est très bien mais il lui manque ce petit truc qui fait que nous tombons amoureux de lui. Et pourtant, les deux personnages centraux des précédents romans de Sire Cédric , Eva et Alexandre, m’ont fait rêver.

Est-ce moi qui est un passage à vide pour les personnages? Possible. Est-ce moi qui recherche quelque chose de plus, un sens à ce que je lis, plus engagé? Oui, certainement, je n’ai pas repris les lectures de science-fiction pour rien. Pourtant, le livre ne manque pas d’une sorte de vision politique, mais c’est plus une toile de fond qu’un message, tout du moins je l’espère, autrement nous sommes vraiment mal partis 😳. La vision des médias dans l’épilogue est à mon sens extrêmement percutante.

Ici, pas de fantastique. Pas de mondes imaginaires. Je trouve cela intéressant que l’auteur ait voulu s’en détacher, trouver de nouveaux lecteurs qui préfèrent ce genre. J’espère que ce n’est pas définitif. Pour deux raisons: un lecteur assidu de Stephen King a besoin de ses dix pages de fantastique sur cinq cent voir d’une seule. Et puis j’aimerais bien lire la suite des aventures de notre couple de policiers…car sans fantastique, pas de suite.

Conclusion: fans de thriller, c’est juste parfait, précipitez-vous sur ce livre, ce sera un très bon moment de lecture, de suspense. Si vous n’aimez pas le sang, passez votre chemin.

Sire Cédric-Du Feu de l'Enfer

 

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