Le laboratoire du divertissement

Les livres sont pour moi une passion. Une passion qui prend beaucoup beaucoup de temps et de place. Spécialiste de la PAL (Pile A Lire) que j’enrichie à chaque fois que je me promène dans le monde virtuel d’internet (pour ne pas citer mon site marchand préféré) ou dans le monde réel de la petite à la grande librairie (pour ne pas citer mes librairies préférées).

Le problème, comme la lecture prend du temps, est qu’il est plus rapide d’acheter des livres que de les lire… et je ne parle pas de télécharger des livres au format électronique, ce que je fais en 3 secondes top chrono… pratique aujourd’hui interdite chez moi. Cependant, une PAL de epub, c’est beaucoup moins volumineux!

Mes sujets de prédilection ? La science-fiction, bien sûr, j’ai quasiment lu l’oeuvre complète d’Issac Asimov traduite en français (il ne me reste que quelques policiers…et oui , des petits livres de détectives), des livres mémorables comme Dune de Franck Herbert. C’est un genre que j’avais abandonné pour en avoir trop lu mais vers lequel je reviens aujourd’hui avec beaucoup de plaisir, comme par exemple avec la Trilogie Le Passage de Justin Cronin.

Ensuite vient Stephen King, mon auteur préféré et le grand maître de l’horreur. Cependant, dans ce thème particulier de la littérature, je n’ai pas trouvé malgré plusieurs essais d’autres auteurs dont je suis fan.

Je mets en troisième position un thème qui est le thriller. Après avoir lu énormément de romans dans ce thème…je m’en lasse un peu, comme vous pouvez le voir dans mon article sur un livre de Franck Thilliez . Il y a souvent un moment où les livres d’un même thème commence à se ressembler…et c’est pourquoi je me remets à la S-F car c’est un domaine où de si nombreux univers peuvent être inventés par les auteurs que l’originalité est souvent au rendez-vous.

Je lis aussi de temps en temps un livre plus classique comme récemment Mille Soleils Splendides de Khaled Hosseini. Et aussi, en dehors de cette page dans la catégorie « Arts », je suis souvent plongée dans les livre de vulgarisation scientifique…et cela prend énormément de temps.

Je lis peu de nouvelles aussi. Si j’aime une histoire, je la trouve trop courte! Et pourtant, je me suis lancée à en écrire quelques unes…mais écrire des nouvelles, c’est beaucoup plus facile qu’écrire un roman…

Ci-dessous quelques petits résumés d’articles sur des livres. Et je vous en souhaite…bonne lecture car de mon côté, j’ai eu beaucoup de plaisir à raconter les impressions que ces romans m’ont laissées.

Que le diable l'emporte - le Bourbon Kid
Que le diable l'emporte est le dernier livre paru actuellement de la série du Bourbon Kid. Retour sur ses aventures.
C'est le cœur qui lâche en dernier - Margaret Atwood
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Que le diable l'emporte - le Bourbon Kid
Dernier volume paru à ce jour de la série du Bourbon Kid : Que le diable l’emporte

Que le diable l’emporte est le dernier livre paru actuellement de la série du Bourbon Kid. Retour sur ses aventures.

En 2010, il y a donc 10 ans, est apparu dans les rayons des librairies un livre nommé Le livre sans nom. Ce titre peut être considéré comme celui d’un livre qui n’en a pas vraiment. Et en plus, son auteur lui aussi n’a pas de nom. En cette décennie de lecture des aventures du Bourbon Kid, j’en suis venue à nommer cet auteur Mr Anonyme. Il le porte très bien.

Cette série de 8 « opus » peut être qualifiée de Fantastique. Vous suivez ses protagonistes, dont le personnage principal est le Bourbon Kid, un tueur sanguinaire, à travers des histoires mêlant meurtres, vampires, momies, goules, le diable, des anges, le FBI, des fantômes …. De la bande dessinée au format livre.

En quoi ces livres se démarquent ? Le style et le vocabulaire sont particulièrement gores, fleuris, voir répugnants. J’en arrive même à me demander si les lecteurs ne sont pas un peu bizarres eux aussi pour apprécier cette littérature ? Passons ^^. Les histoires, elles, vont à cent à l’heure. Une écriture rapide et pleine de rebondissements. Des clins d’œil à toute la culture pop. C’est cela aussi qui nous accroche. Histoires et références à des musiques, des livres, des films, des séries et donc le plaisir de s’immerger dans un univers où on retrouve plein de bons souvenirs.

J’avais laissé de coté pas mal de volumes de cette série, plongée dans d’autres lectures. En cette première moitié de l’année, j’ai rattrapé tout le retard en lisant les 3 derniers volumes ainsi qu’une petite nouvelles parue uniquement en ligne. Dans cet article, je ne vais m’attarder, brièvement, que sur le dernier livre de la série.

Que le diable l’emporte : des hauts et des bas

Ce livre, paru en 2019, vaut la peine d’être lu. Alors que dans les épisodes précédents, le Bourbon Kid ne faisait parfois qu’une apparition, il est présent en tant qu’être humain presque normal dans environ la moitié du livre avec une alternance de chapitres sur d’autres personnages. Et notre tueur est amoureux. L’image que j’ai à l’esprit quand je lis ces pages reste toujours celle de Clint Eastwood dans Pour une poignée de dollars. Un cow-boy taciturne, pas rasé, mais surtout un regard aiguisé, d’aigle, auxquels il est impossible d’échapper. Une cruauté sauvage. Et pourtant, on l’aime bien cet énergumène ! Autrement, nous ne lirions pas ces livres.

Le seul problème provient des personnages secondaires et celui de Sanchez a, je trouve, pris trop d’importance. L’écriture est à la limite du scatologique. Les déjections par le haut ou par le bas de Sanchez lassent et on aimerait passer à autre chose. Une petite panne d’inspiration ? Heureusement, les autres (anti) héros sont là, Jasmine, Rex, Elvis, la Dame Mystique… On retrouve aussi avec plaisir Scratch et Le Purgatoire. On regrette cependant quelques personnages qui ont disparu dans le volume précédent. Je ne les nommerai pas pour ne pas spoiler mais l’auteur a la main lourde pour tuer ceux que nous aimons bien.

Heureusement, le dernier tiers du livre repart à 100 à l’heure. Le fond de l’histoire est d’ailleurs assez surprenant. Un nouveau thème de la culture geek qui n’avait pas encore été abordé. On dévore les pages pour savoir comment tout cela va se terminer. Avant une suite, tout du moins c’est à espérer.

Je ne conseillerais cette lecture qu’à ceux qui aiment Quentin Tarantino, car coté hémoglobine, c’est à peu près du même niveau voir pire. Mr Anonyme étant très doué pour les descriptions écœurantes lorsqu’une balle atteint sa cible. Et je ne parle pas de Sanchez aux toilettes …

L’auteur a réussi à avoir de nombreux fans. Vous pourrez retrouver pas mal d’informations sur son site officiel.

J’attends donc maintenant la sortie d’un prochain volume, peut-être en 2021, histoire de m’amuser un peu dans une lecture tout à fait immorale, quoique.

Résumé

Pas de résumé pour cet épisode particulier. Les histoires du Bourbon Kid doivent se lire du premier volume au dernier, dans l’ordre de parution. Autrement, vous ne saurez pas du tout de quoi il retourne.

Quelques volumes du Bourbon Kid : à lire à partir du premier
C'est le cœur qui lâche en dernier - Margaret Atwood

Première lecture d’un livre de Margaret Atwood, C’est le cœur qui lâche en dernier. Une dystopie, un livre prometteur mais une déception finalement.

Margaret Atwood écrit depuis bien longtemps, les années 80, mais c’est fait connaitre en France, tout du moins, par l’adaptation en série de son roman La Servante Écarlate. Voulant découvrir ses écrits, je me suis donc lancée dans une de ses livres récents : C’est le cœur qui lâche en dernier, paru en France en 2017.

L’histoire semblait être purement une dystopie à nouveau. Le monde est dévasté, une nouvelle organisation se met en place, un nouveau système, terrible où les humains perdent leur libre arbitre, leur liberté… Effectivement, c’est le sujet du livre mais il finit par passer complètement en second plan. Cela ne devient qu’anecdotique.

C’est le cœur qui lâche en dernier : deux monologues intérieurs

Le livre est construit par alternance de chapitres ou même passages des deux monologues intérieurs du couple Stan et Charmaine. Durant près de 500 pages, nous lisons ce que pensent les personnages. C’est bien écrit, certes, mais franchement, ils sont complètement insignifiants ces deux « héros » du livre, sans caractère, sans recul. Tout ce qui les intéresse n’est en fait que leurs fantasmes sexuels. Car oui, le livre pourrait presque être mis dans la catégorie Erotisme soft, mais alors très très soft. N’empêche que cela est présent en permanence. Charmaine pratique ce que nous pourrions qualifier de crime contre l’humanité, mais elle s’en moque complètement. Son seul désir et sujet de réflexion est de retrouver son amant. Stan, son mari, est un peu plus intéressant mais pas de beaucoup. Ainsi 500 pages tournant autour de cela, ça finit par être d’un ennui terrible. Cela laisse l’impression que l’auteur a voulu traiter le sujet d’une manière plus originale, différente. Malheureusement, le lecteur y trouve peu d’intérêt.

Un remarque aussi est que tout est facilement anticipable. A l’avance, on se dit « il va arriver ça » et ça arrive quelques chapitres plus tard.

Quant au final, j’ai eu l’impression d’être dans un vaudeville américain complètement abracadabra et donc sans intérêt.

Il est rare que je fasse des chroniques négatives mais là, je reste vraiment sur ma faim, très déçue. Comme je n’aime pas lire en même temps que je regarde une série, je n’ai pas commencé par La servante Écarlate, ce qui est peut-être une erreur. Quoique du coup, je ne suis pas sûre avant bien longtemps de me lancer dans un nouveau livre de l’auteur. Ou alors, c’est un raté, ce qui arrive parfois et les autres ouvrages valent le coup. Hésitation… à suivre peut-être un jour dans ces pages.

A noter que l’édition 10/18, ne contient aucune mention du fait que le livre est en rapport avec la science-fiction. Est-ce à considérer comme de la science-fiction blanche ? Oui, je trouve que cela en est proche. La science-fiction blanche correspond à des livres qui sont vendus sans que le lecteur sache qu’il lit de la science-fiction. Tout cela venant du, disons, préjugé de beaucoup de personnes qui n’aiment pas par principe la science-fiction et n’en ont officiellement jamais lu. Je reviendrai certainement un jour sur ce sujet.

Résumé

L’Amérique est en pleine crise économique. A tel point que Stan et Charmaine ont perdu leur maison et vivent dans leur voiture sous la pression du vandalisme ambiant. Alors qu’il n’ont presque plus d’espoir, ils se rendent à Consilience, une nouvelle ville, avec logement et travail. Un système particulier car chaque mois, ils alterneront cette vie tranquille avec un séjour dans la prison de Positron.

Très court roman de 150 pages, Élévation de Stephen King nous emmène vibrer avec ses personnages.

Un hommage à Richard Matheson

Stephen King dédie Élévation à Richard Matheson et donc à son roman l’Homme qui rétrécit. En effet, le sujet est quasiment le même. Au lieu de rétrécir, le héros de l’histoire perd du poids. En fait, c’est comme s’il ne subissait plus la gravité tout en gardant sa masse corporelle et musculaire.

Dans mon souvenir, car je l’ai lu il y a très très longtemps, l’Homme qui rétrécit était comme souvent avec Richard Matheson, un roman avec beaucoup de sentiments. Stephen King le suit dans cette voie, qui lui est d’ailleurs habituelle.

Élévation pourrait être qualifiée de longue nouvelle comme Stephen King en a souvent publiée. Le texte sort en édition roman, mais cela vaut la peine. Il restera du coup plus longtemps dans nos esprits. Stephen King réussit avec beaucoup de brio dans ces quelques pages à nous faire aimer, le terme n’est pas trop fort, Scott, Deirdre et Missy. D’ailleurs, il m’a été difficile de fermer le livre, j’aurais bien voulu rester un peu plus longtemps à Castel Rock.

Un message derrière ce livre par rapport à la communauté homosexuelle. Le rejet par les puritains est autant le thème central du livre que ce phénomène « fantastique » subit par Scott de perte de poids.

Un livre court, bref, mais dont je me rappellerai longtemps ! Stephen King est un conteur vraiment magique, pour ne pas dire fantastique.

Résumé

Scott perd du poids chaque jour sur la balance mais sans mincir. La rencontre avec ses voisines, deux femmes mariées, rejetées par les habitants bien pensants de Castel Rock, ne se fera pas sans heurts. Pourtant, Scott décide qu’ils deviendront des amis.

La dernière porte - Dean Koontz
La dernière porte – Dean Koontz

La dernière porte de Dean Koonk, livre paru en 2001 : 900 pages à dévorer

Je pense que c’est en lisant Stephen King, qui commente souvent de quelques lignes ses romans ou nouvelles que le nom de Dean Koontz est apparu. J’ai donc acheté il y a bien longtemps ce livre, La Dernière Porte. Il était un peu au fond de ma PAL (Pile à Lire) et a fini par franchir les étages pour arriver tout en haut. Il faut dire que 900 pages, cela d’habitude demande quand même pas mal de temps pour les digérer. Et pourtant, je n’ai pas peur des pavés. Justin Cronin ou Dan Simmons ne m’effraie pas ! Et puis, c’est l’été, pas encore les vacances, mais les jours sont plus longs et nous ouvrent les portes sur de grandes plages de lectures.

Au final, je l’ai lu bien plus vite que je ne le fais habituellement. Peut-être six jours. Pour deux raisons, l’histoire, bien entendu, mais aussi le style.Très aéré, il permet de tourner les pages à vitesse rapide.

Dean Koontz : un style à part

Dean Koontz écrit d’une manière très … fleurie. Il ne fait pas de descriptions visuelles comme habituellement. Il enrobe ses scènes d’action de digressions étonnantes, percutantes, parfois drôles, parfois incisives. A se demander d’où lui vient cette inspiration, cette imagination. Franchement, c’est épatant. Je n’ai pas le souvenir d’avoir lu un jour un livre aussi riche en paragraphes. Incroyablement, ils vous emmènent à un endroit où vous n’auriez jamais pensé aller en lisant les quelques lignes au-dessus. Et le tout ne ralentissant pas le rythme, bien au contraire. D’où 900 pages pour raconter cette histoire. Il reste cependant à saluer le traducteur, Yves Sarda, qui a réussi à transcrire cela.

La structure du livre est assez classique. Alternance de chapitres entre 3 personnages principaux puis après le milieu du livre, 5 personnages qui bien entendu se retrouveront dans le final. D’ailleurs, entrer dans la tête du super méchant à la fin est délectable même s’il faut avoir l’estomac bien accroché. Ni le style, ni cette structure ne nous font perdre le fil de l’histoire. Le lecteur,comme un poisson, mord à la ligne et ne la lâchera jamais. Mais, personne ne nous grignotera cet été passé au barbe-cul, promis. Quoique, l’histoire est quand même parfois un peu dure à soutenir.

Les personnages sont très attachants. Je ne vais pas en parlé dans ces lignes pour vous les laisser découvrir. Juste un petit spoiler sur Fidèle Vagabonde, une chienne très belle, intelligente qui accompagne le personnage disons principal bien que deux autres soient aussi importants. Visiblement, Dean Koontz, est très très attaché aux chiens. Personnellement, je préfère les chats mais si j’avais rencontré Fidèle Vagabonde, je pense que j’aurais craqué !

Nous sommes à la frontière entre science-fiction, E. T., thriller, le psychopathe. Mais j’ai préféré ranger ce livre dans la catégorie Fantastique. Bon, j’hésite encore. Quelques pouvoirs paranormaux venus de l’espace, une philosophie de la vie, une vision. Cette dernière porte nous emmène dans un monde imaginaire riche.

La Dernière Porte : la découverte d’un auteur

Qu’il est bon de découvrir un nouvel auteur ! Je recommande vraiment de ce plonger dans cet univers. C’est rare de découvrir un nouvel auteur, plutôt prolifique, dont on a immédiatement envie de lire d’autres ouvrages. Et j’en ai du retard dans sa bibliographie ! Quand on a lu tous les livres de Stephen King, la recherche de nouveaux auteurs prend du temps pour retrouver cette immense plaisir de la lecture. Dean Koonz relève bien le défi. A suivre dans ses prochains ouvrages que je vais lire bientôt, ils sont remontés dans ma PAL.

Golden Retrevier
Fidèle Vagabonde, un Golden Retrevier qui tient une grande place dans La dernière Porte (image chien.com )
American Elsewhere de Robert Jackson Bennett
Un voyage vers Ailleurs

Nouvelle collection Albin Michel Imaginaire, nouveaux auteurs, nouveaux livres dont American Elsewhere est un des premiers. Quand j’ai vu, enfin, cet éditeur se lancer dans les mondes imaginaires, j’étais vraiment extrêmement contente. C’est compliqué aujourd’hui de trouver de bons livres de science-fiction, de fantastique.
D’accord, j’écris cela avec près de deux ans de retard mais la hauteur de ma PAL (Pile A Lire) a demandé un petit moment pour que mon escabeau me permette d’atteindre un certain seuil.

Comme je n’aime pas parler des histoires que contiennent les livres, pas de résumé, juste quelques impressions. Robert Jackson Bennett dans près de 800 pages nous transporte dans un univers bien particulier. Fantastique mais avec cependant une petite touche de science, un peu de physique quantique pour saupoudrer cette histoire. Centré sur un personnage, Mona, attachant, dont il retrace le périple dans une petite ville qui se révélera bien plus vaste qu’au premier regard.

American Elsewhere, un très bon livre

Le début du livre m’a fait littéralement dévorer les pages. Plusieurs personnages originaux, un décor tout nouveau, une histoire pleine d’énigmes, de questionnements que nous suivons avec Mona.
Vers les deux tiers, j’ai ressenti un peu de lassitude. C’est classique, les gros pavés, même bien écrits, ont du mal à tenir la route si longtemps. Des auteurs comme Dan Simmons écrivent tellement qu’il y a toujours un moment où on a presque envie de faire pause, prendre un autre livre quelques temps et finir l’histoire en toute sérénité. J’ai tenu la route cependant. Une petite dizaine de jour pour aller jusqu’au bout avec un final bien réussi.

Robert Jackson Bennett a un imaginaire plutôt riche. En lisant ce livre, j’ai franchement trouvé qu’il est un vrai conteur. Il a construit tout un univers en lui-même. Il lui a donné pourtant des sentiments bien humains, la base de cette histoire.
Attention spoiler : un petit bémol cependant. Cet univers, immense, puissant, se cantonne dans le notre dans une toute petite ville ce qui est un peu étrange car comment peut-il tenir dans si peu d’espace ? Seul point que je n’ai pas trouvé très cohérent.
Je lisais quelques critiques sur Babelio d‘American Elsewhere. Et oui, tout ne surprend pas. On devine un peu ce qui va se passer. Mais, il n’empêche que c’est une très bonne lecture que je recommande à tous ceux qui aiment le fantastique.

Prochaines lectures

Cette collection imaginaire d’Albin Michel est à suivre de près. J’ai déjà choisi au moins 3 livres plus que tentants. Le prochain sera certainement Terminus de Tom Sweterlitsch. Quant à Robert Jackson Bennett, il doit visiblement sortir un livre (traduit en français) le mois prochain, à voir s’il réussit une seconde fois à produire une oeuvre aussi riche. Il faudra un peu de patience cependant car deux Stephen King de retard, donc ces nouveaux auteurs risquent de devoir patienter mais le haut de ma PAL n’est peut-être pas si loin.

Créature de l'univers de Lovecraft
Une petite image tirée de l’univers de H.P. Lovecraft pour bien terminer l’article (Benzimag)

Affiche Stephen King's Doctor Sleep

Adaptation de la suite de Shining écrite par Stephen King, le film Doctor Sleep relève bien le défi.

Les films ou séries de l’univers de Stephen King ne sont pas toujours très réussis. En fait, il ne faut pas s’en étonner. L’écriture de l’auteur est plus que riche. Ces textes contiennent une grande partie descriptive, qui peut se révéler difficile à porter en image.
Tout d’abord les personnages. Nombreux, avec tous une histoire, un passé parfois lourd et compliqué. La façon dont Stephen King nous les fait aimer ou détester durant parfois mille pages est difficile à résumer en deux heures. En série, plus de temps mais peu de moyens souvent et des acteurs ou scénarios qui passent complètement à coté de ce que le lecteur a ressenti.
Ensuite, l’horreur en elle-même. Car oui, écrire un passage qui doit susciter quelques terreurs nocturnes est souvent dans la suggestion plutôt que la description pure et simple. Transcrire ces scènes en image, nous faire frémir, est un sacré challenge.

Docteur Sleep: faire une suite à Shining, il fallait oser

Une difficulté de plus dans ce nouveau film ? La suite d’un des pilliers du cinéma fantastique, Shining de Stanley Kubrick. Pas une mince affaire. Et pourtant Mike Flanagan s’en sort très bien. Il est né à Salem. Cela doit aider. Bon restons sérieux….
Il a réussi à intégrer le film dans l’univers de Shining surtout au début et à la fin. Il est aussi resté très proche du livre (tout du moins jusqu’au 2/3, je ne garantirai pas pour la fin car comme souvent on dévore le final du livre et on en garde peu de traces, typique avec les œuvres de Stephen King, tout du moi pour moi)
Les scènes d’horreur sont très dosées et assez peu effrayantes. Un peu d’ailleurs comme dans les derniers ouvrages de l’auteur qui ne nous fait plus passer des nuits blanches. Celles où les esprits des personnages sortent de leur corps sont cependant moyennement réussies. On ne se sent pas vraiment transporté avec eux. L’effet visuel sur les yeux des « vampires d’âmes », lui, est particulièrement bien réussi.
Mais un des plus gros atout du film : son acteur principal.

Ewan McGregor : très bon jeu d’acteur

Cet acteur, que j’apprécie toujours beaucoup, amène toute la substance qui nous fait apprécier ce héros du film. Tourmenté, alcoolique, Danny adulte, ses expressions se reflètent comme d’habitude dans son jeu d’acteur et nous font aimer le personnage digne de celui mis en scène dans l’oeuvre originale. D’ailleurs, on en arrive presque à oublier que nous sommes en face d’un Jedi, ce qui n’est pas rien (bien qu’il ait quand même un peu pris de l’age).
Il se mesure très bien à Rebecca Ferguson, bonne actrice mais pas si marquante car il m’a fallu consulter sa filmographie pour m’apercevoir que je l’ai vu dans pas mal de films. Il faudra être attentif en regardant Mission Impossible.
La jeune actrice Kyliegh Curran joue très bien et j’espère que nous la retrouverons dans d’autres films.

Pour conclure, je ne vais pas me replonger avec quelques temps pour revoir Shining puis Doctor Sleep à la suite. J’ai revu le premier il y a juste quelques mois alors il faut oublier un peu. Ni relire les livres, ce que je ne fais plus depuis pas mal d’années, trop de nouveaux livres. Mais, qui sait, peut-être dans 10 ans, je relirai l’intégral de Stephen King. Ce qui demande cependant d’être à la retraite. Pour ceux qui ne les ont pas encore lu, je recommande cependant de se plonger dans Shining, un des livres les plus emblématique d’une des grandes époques de Stephen King.

Docteur Sleep - Yeux de vampires
Attention, la soupe est chaude !
L'échiquier du mal de Dan Simmons
L’échiquier du mal, ancienne édition en deux tomes

J’ai retrouvé ce livre dans ma PAL il y a quelques temps. Après hésitation, vu les 1000 pages de ces deux volumes, je me suis lancée. Pourquoi cette petite résistance ? Je ne gardais pas un très bon souvenir de Ilium et Olympos du même auteur. Surtout le premier volume, compliqué à souhait et dans lequel je m’étais un peu perdue.

Avec L’Échiquier du mal, Dan Simmons a une écriture beaucoup plus claire, rapide, agréable et franchement, une lecture qui m’a frappée et j’ai donc bien fait de passer outre ce mauvais souvenir

Le sujet du livre est le suivant, je vais essayer de ne pas trop spoiler mais c’est juste le début … heu pardon divulgâcher, ce terme n’est pas encore rentré dans mon vocabulaire et celui de mon correcteur d’orthographe non plus d’ailleurs, oopss (petit hommage à Fred Vargas au passage, seuls les initiés comprendront).
Je reprends donc.

Le livre raconte l’histoire de vampires psychiques qui prennent le contrôle de votre cerveau et donc vous manipulent pour faire ce qu’ils veulent.
Un sujet de fantastique donc mais aussi très historique. Une partie de l’action est sous le nazisme et dans les camps de concentration. Mettre ce type de thème dans l’imaginaire à cette époque est classique, par exemple on le retrouve tout simplement dans Indiana Jones ou X-Men. Mais là, Dan Simmons part carrément dans le style horreur et rajoute cela sur une vérité qui en elle-même est ce que l’humanité a connu de plus horrible. Et bien, il le réussit avec brio. Des scènes du livre dont je me rappellerai pendant longtemps.

Coté écriture, elle n’est pas tout à fait linéaire, plusieurs personnages, intrigues racontées par rapport à chacun deux avec parfois de petits « décalages horaires ». Raconté à la troisième personne, un seul personnage parle au « Je » et c’est le pire de l’histoire. Une femme, odieuse, raciste, méchante et vulgaire à souhait dont j’ai même gardé quelques extraits car elle atteint des sommets rarement égalés dans ses pensées.

Un point important, ce livre, écrit en 1989, n’a pas pris une seule ride. Ouvrage intemporel, cela est parfois rare dans la science-fiction, mais certainement plus fréquent dans le fantastique voir l’horrifique. Il faudrait un jour que je relise un Stephen King comme Le Fléau pour vérifier cela 😉

Un livre un tout petit peu trop long mais c’est du Dan Simmons, il faut s’y habituer et dans ma PAL, j’ai remis tout en haut Terreur et créer du coup une nouvelle catégorie sur cet auteur pour de futures chroniques. Une lecture que je recommande donc … n’ayez pas peur de l’épaisseur surtout qu’il est en un seul tome aujourd’hui.

Les Échecs … Cela fait bien longtemps que je n’ai pas fait une partie, assez tentant mais avec un débutant !
Greg Bear - Eon, première édition
Première couverture de Éon

Petite histoire personnelle… En fouillant dans l’immense PAL qui réside dans mon appartement, tout au fond de celle-ci, je suis tombée sur un ancien livre de Science-Fiction que je n’avais pas encore lu, des années 80 et dont d’ailleurs le prix était en francs….eh oui, cela a existé.
Mais, la lecture de la quatrième de couverture m’a fait découvrir que cet ouvrage, Éternité, était la suite de Éon de Greg Bear … Après vérification, car cela ne me rappelait rien, et bien oui, j’avais lu le premier tome en 2001 mais n’en gardait aucun souvenir.

Ainsi, je me suis replongée dans cette lecture et j’ai bien fait car autrement je pense que j’aurais abandonné à la trentième page Éternité car Éon est tellement riche qu’il serait impossible d’en lire directement la suite.

Éon est un livre de Hard Science pur et dur (sans jeux de mot) … Franchement si quelqu’un veut découvrir ce qu’est ce thème, basé donc sur des notions scientifiques assez complexes, c’est juste le livre parfait… voir trop parfait.
Près de 700 pages en poche pas toujours faciles à aborder, il faut déjà avoir quelques notions de l’espace-temps pour essayer de suivre l’héroïne de l’histoire mais aussi tout le contexte autour. Alors, est-ce moi qui me suis perdue, le traducteur qui n’a pas réussi, ce livre est tellement plein de descriptions longues qu’il y a des moments où j’ai décroché et raté une partie pas de l’histoire mais de son décor. Une écriture qui n’arrive pas à faire éclore des images dans notre imaginaire de lecteur, un peu dommage.

Ce livre appartient aussi à un thème dont on parle peu dans la science-fiction, c’est la politique. Ecrit en 1985, quand la guerre froide n’était pas si loin, le livre est basé dès le départ sur le conflit entre la Russie et les Etats-Unis. Et comme le dit si bien Gérard Klein dans la préface, cela ne dérange pas qu’il soit décalé par rapport à l’histoire actuelle. Ce qui est étonnant, c’est qu’il garde ce thème politique dans un futur lointain où nos descendants si évolués n’ont finalement pas réussi à vivre dans une unité pacifique.

Quelques extra-terrestres traversent ces lignes mais finalement comme pour le décor, difficile de mettre une image sur ceux-ci.

Donc un livre compliqué, long, difficile de s’y plonger à 100% mais qui reste une référence dans le domaine. J’ai mis un peu trop longtemps à lire mais je ne me décourage pas car l’intrigue est quand même bien menée et d’ici un petit moment je me plongerai dans la suite, Éternité, un peu plus court, j’aimerai bien malgré tout connaitre la suite de l’histoire…

Très belle image de l’univers raconté dans Éon
(source : Kromekat.com)

Comme le titre principal de ce livre n’en dénote pas le sujet exact, le sous-titre est beaucoup plus parlant « Stephen King, son oeuvre et son univers »

Voici un livre dans lequel j’avais hâte de me plonger. Pourquoi ? Et bien quand on a lu l’intégral d’un auteur prolifique tel que Stephen King, tout relire serait tellement long que c’est difficilement envisageable avant la retraite. Et puis il y a cette petite crainte personnelle de ne pas aimer autant les livres lors d’une seconde lecture suite à quelques échecs durant la plongée dans des œuvres que l’on a adorées trente ans auparavant et dans lesquelles on ne retrouve pas ce qui nous a fait nous évader bien loin.

Alors, trouvant un jour ce livre en flânant sur internet, je m’étais dit « Génial, enfin un essai sur l’oeuvre d’un de mes écrivains préféré ». J’avais aussi dans l’idée en lisant une synthèse de revoir toutes les références qui existent entre les différents livres car dans cette bibliothèque de près de 70 pavés, romans et nouvelles, il y a une quantité de liens entre eux impressionnante. Note: je mets 70 un peu au hasard, n’ayant pas le courage de les recompter ce soir 😉

Et bien, me voilà bien déçue. Tout d’abord, et cela vient certainement de l’éditeur, un livre sans retour à la ligne, avec des pavés de textes extrêmement longs mais aussi un auteur qui fait des phrases d’une telle longueur qu’à la fin on ne retrouve plus le sujet du début, je me suis perdue dans ces pages et n’y ai finalement pas trouvé grand chose de passionnant. Il y a bien des recoupements mais ils sont souvent confus avec des extraits des œuvres originales parfois hors de propos.

Le livre fait aussi référence surtout au début, à ceux de Lovecraft et les liens par rapport aux écrits de Stephen King et là, n’étant pas du tout fan du Cthulhu et autres monstres qui m’ont toujours ennuyée, et bien j’ai trouvé peu d’intérêt à cette lecture. Certes, il est possible que des fans des deux écrivains s’y retrouvent.

Un des seuls passages que je garderai en mémoire est le fait que la famille est au centre de l’oeuvre de King, ce qui est vrai et peut-être une des raisons pour laquelle elle nous touche parfois tellement.

Un sujet intéressant est comment ces livres ont été portées à l’écran et là, effectivement, on se rend bien compte comme il est difficile de réaliser des films de qualité tout en respectant des écrits longs et très riches. D’ailleurs, après la catastrophe de La tour Sombre, un nouveau film est en route dans le même univers réalisé par Steven Spielberg, d’après le Talisman … enfin un peu d’espoir qu’un très bon film surgisse enfin de ces territoires qui me manquent tellement depuis la fin de cette saga.

Mon avis personnel, que j’ai d’ailleurs déjà exprimé ici, est que Stephen King ne prend que le prétexte du fantastique pour écrire, pour avoir des idées de scénarios, c’est le quotidien qu’il nous raconte d’une Amérique profonde bien loin de nous, qu’il nous fait comprendre. Et ses personnages centraux sont parfois si attachants qu’il arrive à nous faire frissonner pour eux mais pas uniquement parce qu’il y a un monstre dans le placard mais aussi parce que la vie est une aventure parfois compliquée à affronter.

J’espère un jour tomber sur un autre essai sur ce grand artiste qui m’a emmenée bien loin dans des univers allant du cauchemardesque à l’amitié, de la vénalité humaine au courage et me permettra d’avoir une vision plus claire de cet immense univers d’un auteur qui m’a marquée à jamais.

Hotel The shining
Une petite nuit à l’hôtel ?
Affiche du film La Tour Sombre

Peter Jackson a tourné environ 10 heures de films avec Le Hobbit, un livre de moins de 500 pages.
Nikolaj Arcel avec La Tour Sombre a tourné 1h30 pour une fantastique histoire de 4000 pages.
Chercher l’erreur…

Elle est vite trouvée : ce film n’est pas La Tour Sombre mais une « histoire dans l’univers de la Tour sombre » ne mettant en scène que 3 de ses personnages principaux.
Points positifs : le film est sympathique, pas mal d’action, de la bonne musique et les personnages sont bien représentés par de très bons acteurs. Certes, je ne suis pas vraiment objective étant fan de Idris Elba et Matthew McConaughey.
Et finalement, voir même étonnant, pas de spoiler dans ce film par ceux qui se lanceront dans la lecture de ce qui est pour moi un des chefs d’oeuvre de Stephen King. Même la fin du film, une grande scène d’action avec des plans intéressants, ne représente en rien le livre. Et c’est tant mieux.

En réfléchissant, seule une série de 100 épisodes ou peut être huit films pourraient vraiment nous plonger dans cet univers magique. Mais quand on voit la série The Mist sur Netflix , tellement lamentable qu’au bout de deux épisodes je l’ai abandonné, et bien, peut-être que la Tour Sombre reste uniquement dans les écrits n’est pas si mal.

Donc en résumé, regarder ce film peut-être donnera envie de lire cette épopée mais je n’en suis pas si sûre car cela peut décourager certains à se lancer dans cette immense ouvrage.
Une épopée fascinante avec tout un univers que d’ailleurs à la 3999 pages j’étais bien triste de devoir quitter.. quoique mais là je ne dirais rien, la fin est magistrale. Stephen King a réussi avec ses livres à nous transporter dans un univers mêlant le Far West de Sergio Leone et Clint Easwood, la magie omniprésente, l’esprit du ka-tet, c’est à dire un groupe lié devant faire face à un destin commun et des références avec l’homme en noir en particulier à de nombreux autres livres de l’auteur. La tour sombre est à mes yeux le pilier centrale de toute son oeuvre.

Cycle de La Tour Sombre

Aurez-vous le courage de vous lancer dans cette lecture ? Merveilleux