Le laboratoire du divertissement

Les livres sont pour moi une passion. Une passion qui prend beaucoup beaucoup de temps et de place. Spécialiste de la PAL (Pile A Lire) que j’enrichie à chaque fois que je me promène dans le monde virtuel d’internet (pour ne pas citer mon site marchand préféré) ou dans le monde réel de la petite à la grande librairie (pour ne pas citer mes librairies préférées).

Le problème, comme la lecture prend du temps, est qu’il est plus rapide d’acheter des livres que de les lire… et je ne parle pas de télécharger des livres au format électronique, ce que je fais en 3 secondes top chrono… pratique aujourd’hui interdite chez moi. Cependant, une PAL de epub, c’est beaucoup moins volumineux!

Mes sujets de prédilection ? La science-fiction, bien sûr, j’ai quasiment lu l’oeuvre complète d’Issac Asimov traduite en français (il ne me reste que quelques policiers…et oui , des petits livres de détectives), des livres mémorables comme Dune de Franck Herbert. C’est un genre que j’avais abandonné pour en avoir trop lu mais vers lequel je reviens aujourd’hui avec beaucoup de plaisir, comme par exemple avec la Trilogie Le Passage de Justin Cronin.

Ensuite vient Stephen King, mon auteur préféré et le grand maître de l’horreur. Cependant, dans ce thème particulier de la littérature, je n’ai pas trouvé malgré plusieurs essais d’autres auteurs dont je suis fan.

Je mets en troisième position un thème qui est le thriller. Après avoir lu énormément de romans dans ce thème…je m’en lasse un peu, comme vous pouvez le voir dans mon article sur un livre de Franck Thilliez . Il y a souvent un moment où les livres d’un même thème commence à se ressembler…et c’est pourquoi je me remets à la S-F car c’est un domaine où de si nombreux univers peuvent être inventés par les auteurs que l’originalité est souvent au rendez-vous.

Je lis aussi de temps en temps un livre plus classique comme récemment Mille Soleils Splendides de Khaled Hosseini. Et aussi, en dehors de cette page dans la catégorie « Arts », je suis souvent plongée dans les livre de vulgarisation scientifique…et cela prend énormément de temps.

Je lis peu de nouvelles aussi. Si j’aime une histoire, je la trouve trop courte! Et pourtant, je me suis lancée à en écrire quelques unes…mais écrire des nouvelles, c’est beaucoup plus facile qu’écrire un roman…

Ci-dessous quelques petits résumés d’articles sur des livres. Et je vous en souhaite…bonne lecture car de mon côté, j’ai eu beaucoup de plaisir à raconter les impressions que ces romans m’ont laissées.

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Ceux du C.A.P de Sylvie Callet

Sylvie Callet nous emmène à travers neuf portraits rencontrer Ceux du C.A.P.

Qui sont donc ces élèves de C.A.P. électricité ou chaudronnerie? Ces jeunes que nous croisons souvent dans une rue, à un arrêt de bus, dans un train de banlieue. Que nous avons parfois du mal à comprendre dans cette nouvelle langue de la jeunesse. D’où viennent-ils? Où vivent-ils? Qui sont-ils vraiment?

Sylvie Callet nous emmène à travers Ceux du C.A.P. découvrir ce qui se cache derrière la façade. Une belle écriture, de jolis mots illustrent ces portraits pudiques mais touchants, humoristiques souvent. Quant aux petites « bulles » qui égayent le livre, je vous laisse les découvrir, elles ne manquent pas d’attrait.

Un parcours scolaire difficile pour certains, facile pour d’autres. Un univers avec une structure sociale bien à lui. Ses règles, ses normes, son langage.

En fermant ces pages, nous aimerions presque aller plus loin. Que deviendront-ils ces jeunes? L’auteure réussit à nous attacher à chacun d’entre eux.

Un livre que j’ai beaucoup apprécié car il peut changer notre regard. Il nous donne envie d’aller au delà de cette première impression, un peu peureuse parfois, lorsque nous croisons, même fugitivement, ces jeunes.

Je dis souvent que la jeunesse est aujourd’hui d’une importance capitale pour le devenir de notre belle planète. Mais ces futurs adultes, il nous faut les écouter, les comprendre, voir comment ils perçoivent le monde dans lequel ils vivent. Un monde numérique qui est loin de celui que nous avons connu à leur âge, dans lequel nous nous perdons parfois. Ceux du C.A.P. ouvre une porte pour mieux les entendre. Et, comme conclut Sylvie Callet, les enseignants sont en première ligne pour guider ces jeunes dans le long parcours de la vie.

Sylvie Callet a publié plusieurs ouvrages et anime des ateliers d’écriture. Vous pouvez la retrouver sur son site Atout Ecriture.

La Mort Immortelle de Liu Cixin

Final de la trilogie de Liu Cixin commencée par Le Problème à Trois Corps suivi de La Forêt Sombre, La Mort Immortelle est un livre pas toujours facile à lire, long mais qui en vaut la peine.

Rien que le titre de ce livre est beau, La mort Immortelle, Liu Cixin est un auteur incontournable pour qui aime la Science-Fiction et principalement la Hard-Science.
Qui n’aime pas la science aura peut-être du mal à se plonger dans ce livre. Je soupçonne presque l’auteur de s’être fait une liste de principes de physique pour les y inclure. Presque trop d’ailleurs, car une lassitude s’installe parfois. L’histoire avance à petit pas mêlée de descriptions scientifiques qui pourraient finir par ennuyer. Mais non, il faut s’agripper, avaler ses 816 pages, continuer car cela en vaut la peine.

Nous suivons le périple à travers le temps de Cheng Xin, jeune scientifique, promue à un destin central pour l’humanité dans différentes époques. Un voyage de plus de 300 ans entrecoupé de phase d’hibernation. Une épopée qui suit le cours de l’histoire humaine qui doit faire face aux périls de l’univers, découverts à la fin de La Forêt Sombre.

Pourquoi est-ce un livre si marquant ?

Liu Cixin écrit d’une manière remarquable. Et cela quelque soit le sujet. Il est capable de nous transporter dans les pires moments pour l’humanité tout en gardant un style poétique et surprenant vu ce dont il parle. Dans le premier volet, il nous parlait de jeu vidéo. Dans ce tome, c’est à travers trois contes que l’histoire finira par se construire.
Il décrit aussi un futur original, changeant selon l’époque. Que deviendront les humains dans plusieurs siècles ? C’est une grande question. L’auteur nous donne sa vision. Une humanité touchante, irrationnelle, sage ou guerrière, tout change selon les groupes et les époques. C’est notre âme collective qu’il analyse derrière ces fameux principes physiques servant de support.

Si l’âge d’or de la science-fiction existait encore, Liu Cixin aurait rejoint Bradbery, Asimov, Arthur C. Clarke. Cette époque s’est éteint, malheureusement, mais une porte s’ouvre sur de nouveaux univers imaginaires. Liu Cixin inspirera t’il une nouvelle génération d’auteurs à partir sur les chemins chaotiques et plein d’embuches de faire vivre l’imagination dans l’univers carthésien de la science. A suivre, mais je ne manquerai pas de lire d’autres ouvrages de ce grand monsieur.
D’ailleurs, remercions Actes-Sud pour cette collection Exofictions où d’ailleurs je viens de découvrir Ezekiel Boone dont je parlerai bientôt. Et bravo aussi au traducteur car ça n’a pas du être facile.

Pour les amateurs, lancez-vous dans cette trilogie initiée par Le Problème à Trois Corps, n’hésitez-pas et percevez. La fin de La Mort Immortelle est mémorable, immortelle pour vos souvenirs de lecteurs

L'Institut de Stephen King

L’institut de Stephen King : un roman des plus attachants et dont on se souviendra longtemps après avoir lu les derniers mots.

Fan inconditionnelle de Stephen King, après quelques longues années à piocher dans ses romans, je suis aujourd’hui presque à jour. J’ai donc le plaisir de les lire par ordre de parution. Un plus, car l’auteur ne se lasse jamais de faire des références entre ses livres.

L’institut est un de ces romans qui m’aura le plus marquée. Stephen King utilise une de ses recette préférée : l’Amérique profonde, de bons personnages, un zest de fantastique et assez de pages pour se délecter.

Alors, pourquoi cette fois-ci le plat est encore plus succulent que d’habitude ? Parce qu’il a choisi, à nouveau, de nous faire partager les tourments que subissent des enfants. Et là, seule une lecture rapide s’impose : on ne peut pas laisser cette jeune génération vivre des évènements tragiques sans vite tourner les pages pour savoir s’ils vont s’en sortir et comment.

Donc un livre à dévorer. Et puis, l’histoire est marquante. Tout comme Ça, que j’ai lu il y a presque 30 ans, je m’en rappelle encore de ces gamins qui affrontent le monstre des égouts. Dans l’Institut, Stephen King va plus loin. Les méchants sont humains et nous marquent au fer rouge par l’ignominie jusqu’où un homme ou une femme peuvent aller. C’est même plus traumatisant quand l’horreur vient d’êtres humains que de monstres cachés dans les placards.

L’Institut devait être adapté en mini série, The Institute, mais pour l’instant, cela n’a pas l’air d’avoir beaucoup bougé depuis 2019. Dommage, j’aime bien me replonger après une lecture dans une adaptation comme 22/11/63 ou plus récemment The Outsider. Parfois, les versions cinéma ou télévision sont ratées mais de temps en temps, très agréables à visionner.

La suite au prochain livre, qui ne sera pas un Stephen King mais La plume magique de Gwendy de Richard Chizmar , suite d’une nouvelle du « maître », Gwendy et la Boîte à Boutons, et qui devrait s’enchainer par une troisième volet signé des deux auteurs.

Quant à l’Institut, si vous vous lancez dans sa lecture, j’espère que vous garderez quand même un semblant de vie sociale.

L'Anomalie de Hervé Le Tellier

L’Anomalie de Hervé Le Tellier est un livre passionnant, frappant, comme tout lecteur de science-fiction aime avoir entre les mains.

Un livre de science-fiction qui obtient le prix Goncourt ou de la littérature « classique » qui s’inspire de la SF ? Je pencherais plutôt pour la deuxième solution qui d’ailleurs porte de la nom de Science-Fiction blanche. Pour faire bref, un livre publié dans une édition non dédiée aux mondes imaginaires, écrit par un auteur non catalogué SF qui se lance dans ce genre un peu particulier, certes, mais si prisé de ses lecteurs quand l’ouvrage est de qualité.
L’anomalie entre tout à fait dans cette catégorie !

Un livre en trois parties

C’est ainsi que j’ai ressenti cette lecture : trois parties bien distinctes.

La première pourrait être qualifiée de « film catastrophe ». Comme dans Boing 747 en Péril, l’auteur nous présente une liste de personnages qui se retrouvent dans un avion. Tous distincts, chacun ses caractéristiques, son véçu. Etant fan depuis ma jeunesse de ce type de cinéma, j’adore. Il y a ceux que l’on désire voir survivre et ceux dont on est sur que ça va être terrible pour eux. Hervé Le Tellier s’intéresse à une dizaine de passagers et les pages du livre défilent rapidement sans lassitude. Nous ne sommes quand même pas dans Destination Finale.

La deuxième partie, l’incident, l’Anomalie, le vol du Boeing qui subit des perturbations enfin dévoilées. ET là, ça y est, plongée dans la pure science-fiction. Un auteur qui explique la théorie des cordes, il fait de la Hard-Science. Merci à lui d’ailleurs, c’est toujours de bons moments pour se remettre quelques principes scientifiques en tête. De très bons passages de vulgarisation. Matrix n’échappe pas à l’auteur et différentes théories naviguant entre philosophie et science nous sont fort bien exposées.

La troisième partie s’éloigne un peu du genre et nous présente le devenir des personnages. Dans un scénario catastrophe, peu survivent. Là, c’est tout le contraire. Beaucoup (trop) descendent de l’avion et Hervé le Tellier s’attache à leur devenir. Un conseil, pour ne pas se perdre dans tous les scènes, lire l’ouvrage rapidement. Autrement, vous ne saurez plus trop de qui on parle et passé 23h, vous allez vous mélanger les pinceaux entre March et June. Il faut lire pour comprendre. Nous assistons à des scènes de vie tout à fait originales. Finalement c’était peut-être le but de ce livre de présenter comment les personnages réagissent à une situation bien particulière.

Le dernier chapitre, le final, est excellent. Il prête à réflexion afin d’être bien sur de voir où l’imagination de l’auteur a atterri.

L’Anomalie : un livre plein à craquer

L’auteur m’a littéralement clouée sur place. Une culture pop très riches mais aussi scientifique, littéraire, religieuse, écologiste, politique… Bref, tout est abordé, voir creusé. D’ailleurs, une partie de ces références m’est étrangère. Il en reste du chemin à parcourir pour effleurer la culture pluridisciplinaire de Hervé Le Tellier.

Je n’oublierais pas aussi ses énormes clins d’œil à nos dirigeants politiques qui m’ont fait mourir de rire tellement ils sont justes. D’ailleurs, la fin du livre n’est est pas exempt. J’avoue avoir pris quelques notes afin de ne pas oublier des phrases que je qualifierais d’anthologiques.

Moralité : lisez-ce livre, c’est un régal. Et puis, j’aime quand les auteurs offrent aux lecteurs, qui par principe ne lisent pas de la science-fiction, un écrit qui leur montre combien nos mondes imaginaires sont riches et permettent des péripéties, des situations, impossibles dans le monde réel.

Résumé

Pas de résumé pour ce livre. Il a tellement été déjà spoilé par les médias que je ne vais pas en rajouter. Juste des passagers d’un avion qui vont subir une situation des plus particulières à notre époque. Une partie du livre est en Mars 2021 moment où j’écris cette article. Ca tombe bien !!

Terreur de Dan Simmons
Un livre glaçant

Terreur de Dan Simmons : un livre qui vous frigorifie et qu’il ne fait pas bon lire l’hiver.

Début Janvier, pour bien commencer l’année, je me suis lancée dans Terreur de Dan Simmons. Ce livre était dans ma PAL depuis bien longtemps et ses 1047 pages commençaient à me regarder de manière insistante. Quelle ne fût pas mon erreur ! C’est un livre à lire en pleine canicule car cette année, ma facture de gaz va être salée. En effet, combien de fois j’ai monté le chauffage, gelée tout comme les hommes de l’HMS Terror perdus sur la banquise arctique.

Que raconte Terreur ? Dan Simmons s’est lancé dans un roman quasi historique. L’histoire autour de 1847 de deux navires, le Terror et l’Erebus, qui tentent de trouver le passage Nord-Ouest et se retrouvent pris dans les glaces durant trois années. Racontant une histoire vraie mais dont on sait peu de choses, Dan Simmons d’un part nous plonge dans des faits historiques (l’expédition Franklin) mais aussi introduit une part de fantastique, sa spécialité.

Terreur de Dan Simmons : la réalité est aussi glaçante que l’imaginaire

Dan Simmons nous immerge dans un univers réel et terrible. Les hommes, piégés dans ces bateaux pris dans les glaces, vont se trouver confrontés à de multiples périples : provisions de nourriture qui viendront à manquer, engelures, doigts et pieds coupés, difficultés à se déplacer dans le chaos de la banquise, mais aussi des personnages perfides, qui finalement les amèneront à leur perte.
Plus on avance dans les 1047 pages du livres, pire c’est. Certaines scènes de la fin du livre sont même presque traumatisantes.

Le coté fantastique du livre est moins prenant. Presque un prétexte, tout comme Stephen King en a l’habitude. Ces passages dans l’univers imaginaire sont moins marquants que la réalité de cette situation désespérée même si ils amèneront à la conclusion de la fin de l’histoire.

Une écriture dynamique

Il arrive que les livres de Dan Simmons soient un peu compliqués à suivre. Par exemple, je me suis parfois perdue dans Ilium et Olympos, Ici, tout est clair à part les termes de marine, ponctuant d’ailleurs une des meilleures scènes d’actions. A la fin du livre, l’auteur cite toutes les œuvres dans lesquelles il a trouvé de la matière pour écrire. On peut dire qu’il a fait des recherches très poussées.
Et puis, ce qui épaissit le nombre de page est aussi la structure en chapitres s’intéressant chacun à un personnage unique. Donc, une vision des évènements racontée selon le point de vue de plusieurs protagonistes. Dans Terreur de Dan Simmons, le début du livre est une alternance de passé et de présent, de récits à la première ou à la troisième personne, d’extrait de journal intime.
Cette manière d’écrire est particulièrement appropriée pour ne pas lasser le lecteur. A la fin du livre, le nombre de personnages auxquels un chapitre est consacré devient plus important car l’histoire devient elle aussi plus rapide.
Une telle structure était important pour nous raconter cette aventure qui se passe sur plusieurs années et durant laquelle la routine, même peu agréable, s’installe parfois.

Pour terminer

Vous lancerez vous dans la lecture de ce pavé? Vous plongerez-vous dans plus de 1000 pages? Faut-il lire Terreur de Dan Simmons? J’aurais tendance à vous le conseiller mais attention, il faut être patient et surtout avoir l’estomac bien accroché. Autrement, vous serez contrait de sauter quelques chapitres vers la fin.
La réalité est souvent plus terrifiante que les monstres cachés sous votre lit.

A noter que Dan Simmons a publié Terreur en 2007 et que depuis, les deux épaves des bateaux ont été retrouvées en 2014, l’Erebus et en 2016, le Terror.

HMS Terror pris dans les glaces
Le HMS Terror pris dans les glaces (image wunc, North Carolina Public Radio )
Le soleil se lève aussi d'Ernest Hemingway

Le soleil se lève aussi de Ernest Hemingway est un classique, facile à lire, intéressant, original. Une rencontre avec la génération perdue.

J’ai hésité à faire cette chronique, ne me sentant pas très qualifiée pour parler d’un livre de littérature dite classique. Mais à bien y réfléchir, pourquoi pas ? Et d’ailleurs d’autres suivront peut-être comme je désire approfondir cette année mes connaissances de la littérature américaine, sur les années 1920 ainsi que la génération perdue.

Donc voici quelques ressentis. Ce n’est pas une « fiche de lecture » bien entendu.

Se promener dans Paris

La première partie se passe à Paris où les différents protagonistes se retrouvent dans des soirées bien arrosées. Nous faisons la connaissance de Jake, personnage central, le livre étant écrit à la première personne. Nous le suivons avec sa bande d’amis mais aussi Brett, le seul personnage féminin et qui bien entendu va semer le trouble parmi ces messieurs.

Ce qui m’a le plus surprise est l’importance des dialogues. Peu de description, des échanges courts, bref. Le moins bavard d’ailleurs est notre héros qui semble plus écouter que participer. Un personnage se détache, Robert Cohn. Celui-ci sera l’objet de railleries durant tout le livre et à maintes reprises. Le fait qu’il soit juif ressortira comme l’origine du problème. Le livre a été édité en 1926 et l’antisémitisme dans l’entre deux guerres y apparait comme allant de soi. Cela m’a plutôt interpellée et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles cette lecture ne m’a pas toujours enthousiasmée.

Par contre, les promenades dans Paris, surtout dans le quartier latin, m’ont bien plu. J’en demandais presque plus dans les descriptions. Comme Paris est pour moi une ville touristique où j’aime flâner pendant les vacances, je guettais, dans chaque page, où Ernest Hemingway nous emmenait. D’ailleurs, je regrette presque de ne pas l’avoir lu sur place, je serais aller me poser, avec mon livre, sur un banc dans les jardins du Luxembourg.

L’Espagne et la fiesta

La deuxième partie se passe en Espagne où l’auteur nous emmène dans les rues de Pampelune pour assister à la fiesta annuelle dont le bouquet final est une corrida. Cela aussi, pas évident de se plonger dans ces pages vu mon allergie à cette pratique. Bien sûr, il faut prendre du recul, ce sont les années vingt, les mœurs n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. Enfin, le voyage en Espagne a plus de description que la première partie du livre et donne envie d’aller vers le Sud profiter du soleil, de la mer et de quelques beaux paysages.

Le soleil se lève aussi mais d’abord allons boire un verre

Que font les personnages de ce roman ? A 95% de leur temps ils boivent, sont ivres et mangent. Si j’avais du courage, je compterais le nombre de fois où le dialogue se résume à « Allons boire un verre », « Allons manger ». De même sur le nombre de litres d’alcool ingurgités. Impressionnant. Cela en devient presque lassant mais en même temps n’est-ce pas cette atmosphère qui est le centre du livre ? Les différents personnages n’ont pas grand chose d’autre à faire de leur journée et surtout de leur soirée alors nous les accompagnons.
Dans la partie qui se passe en Espagne, Jake nous fera part de son ressenti, de sa lassitude. Ce passage est rapide mais important pour mieux le comprendre. Amours déçus, une vie sans but, c’est un peu cela qui ressort des pages de ce livre et de son final.

Un livre suivi d’un film

En naviguant sur le net, j’ai découvert qu’un film en 1957 a été tiré du livre Le soleil se lève aussi. Introuvable en VOD, je me suis laissé tenté par le DVD que je recevrai dans les prochains jours et donc je complèterai cette chronique. Au casting, Tyrone Power, Ava Gardner, Mel Ferrer, cela donne envie.

Le soleil se lève aussi d'Ernest Hemingway : le film
Une image du film

Pour conclure, malgré tout ce que je viens d’écrire, pas sur que je m’arrête là et ne me plonge dans un autre livre d’Hemingway. Celui-ci est le premier qu’il a écrit et dans la suite de sa carrière il a eu des prix plus que prestigieux. Le prix Nobel de littérature, ce n’est pas rien. Donc peut-être retrouverez-vous quelques lignes sur ce site traitant d’autres écrits de ce grand auteur.

HEX de Thomas Olde Heuvelt

HEX de Thomas Olde Heuvelt nous emmène aisément dans un endroit où il ne fait pas bon vivre.

Chronique rapide pour le livre HEX de Thomas Olde Heuvelt: facile à lire, d’une écriture fluide et ne demandant pas trop de concentration. Bref, un ouvrage où on se plonge facilement. Et pourtant l’histoire n’est pas des plus sympathique. Normal, nous sommes dans le fantastique, catégorie Horreur.
En dehors de Stephen King, je lis peu de livres horrifiques mais je me laisse tenter de temps en temps. HEX s’est révélé un moment bien « distrayant » de lecteur.

Ambiance Amérique profonde

HEX est l’histoire, à notre époque, d’une petite ville fermée sur elle-même où réside une sorcière du XVIIème siècle, Katherine, avec laquelle les habitants sont dans l’obligation de cohabiter dans une entente relativement « bonne ». Cependant, je ne dirais pas sereine, ce serait aller un peu loin.

Malheureusement, les adolescents n’accepte pas cette étrange situation. Ils sont en rébellion, normal. A l’époque de Facebook, Twitter, YouTube, comment pourraient-ils rester coupés du monde sans vouloir se libérer de cette prison.
C’est un des points fort du roman. Confrontation entre ceux qui se font une raison et ceux qui veulent tout casser, pour enfin vivre libre.

La tension monte

La première partie du livre se déroule correctement. A partir du milieu, cela se corse. Et pas qu’un peu. L’auteur nous emmène dans les méandres de l’horreur, descriptive mais aussi psychologique. Première partie ponctuée de ces petites phrases, typiques de Stephen King, qui nous disent bien qu’à un moment cela va mal tourner. D’ailleurs, certaines me font penser à ces « phrases » musicales dans un bon film thriller qui nous préviennent : attention, accrochez-vous pour la suite.

HEX de Thomas Olde Heuvelt : vous remettrez-vous de la fin ?

La fin du livre est le point culminant qui permet de vraiment classer ce livre dans la catégorie Horreur. Cependant, d’où vient l’épouvante ? De la sorcière ? Ou des habitants de cette charmante ville ? La noirceur humaine, présente en chacun de nous, ne serait-elle pas à l’origine du mal ? Je vous laisse lire HEX et peut-être méditez-vous sur ce point.

Bien lire les remerciements de Thomas Olde Heuvelt à la fin du livre qui en explique la génèse. Regrets de ne pas savoir lire le néerlandais …

Résumé

Les habitants de la petite ville de Black Spring, près de New York, cohabitent avec une sorcière persécutée au XVIIème siècle. Une paix relative s’est instaurée jusqu’au jour où les adolescents de cette banlieue newyorkaise , n’acceptent plus toutes ces concessions qu’ils doivent endurer.

La Forêt sombre de Liu Cixin
La Forêt sombre de Liu Cixin

La Forêt Sombre de Liu Cixin, 2ème volet de la trilogie commencée par Le Problème à Trois Corps : une suite très réussie.

Quel plaisir j’ai pris en lisant ce livre, La Forêt Sombre, suite du Problème à Trois Corps!
De la vraie science-fiction, sur Terre, dans l’espace, mélange de sciences, d’une histoire pleine de rebondissements: l’impression de retourner aux sources de la Science-Fiction.

Il est vrai que le premier volet était très très Hard-Science et en a découragé plus d’un. Pas toujours facile de suivre l’auteur dans ses longues pages pleines de références à des recherches scientifiques pointues. Ce deuxième volet, même s’il est toujours riche en sciences est bien plus facilement abordable. L’auteur même s’essaye à quelques passages bien plus philosophiques voir psychologiques. Un vision du présent et du futur de l’humanité mais aussi de l’individu. Son personnage central bien que se qualifiant d’ « homme ordinaire » mène l’histoire de manière brillante aussi bien intellectuellement que sentimentalement.

La Forêt Sombre: l’Art de la Guerre

Le principal sujet de ce tome est comment l’humanité va pouvoir faire face vis à vis de l’invasion trisolarienne. Surtout que les progrès scientifiques sont bloqués (voir l’explication dans le premier tome).Politiques er militaires vont travailler sur ce sujet. Et du coup, de nombreuses pages sont consacrées à comment mettre en place cette guerres, dénommée l’Ultime Bataille. Cela pourrait se révéler ennuyeux mais Liu Cixin nous promène entre les différentes visions des personnages. Ce thème m’intéressait assez peu mais je ne me suis pas ennuyée une seule minute. Le programme principal, celui des Colmateurs, est plutôt original et nous rend curieux. Du coup, les pages se tournent plus vite. Quant à ce qui se passe dans l’espace, je n’entre pas dans le détail mais c’est plus que frappant et fera l’objet, j’espère, de très beaux passages dans la série inspirée de ces livres. Il faut dire, il y en a de la matière!

Une culture sans limite

Comme dans le premier volet, l’auteur nous emmène vers de multiples disciplines : philosophie, psychologie, politique, écologie, astronomie, neurologie, physique (la fusion en particulier), informatique, sociologie avec une vision de la société dans le futur. Cette dernière d’ailleurs ne manque pas d’humour, les terriens dans deux siècles passant presque pour un peu stupides.

Ce qui marque aussi sont quelques hommages que fait l’auteur, de nationalité chinoise, à notre culture occidentale. Je ne le dévoile pas mais le clin d’œil dans le passage par Paris m’a plutôt interpellée. Passage d’ailleurs se terminant sur un des plus beaux paragraphes du livre en matière d’écriture poétique.

La suite ?

Le final de La Forêt Sombre est juste parfait. J’ai dévoré les dernières pages. Comment cela allait-il donc se terminer ? Une fin digne du message implicite que Liu Cixin veut nous transmettre. Le troisième volet La Mort immortelle fait déjà envie rien que par son titre. Ainsi, dans les prochaines semaines, je me replongerai dans cet univers si riche et donc l’écriture nous emmène si loin.

Un dernier mot pour ceux qui ont abandonné suite au premier volet trop complexe en sciences: accrochez-vous et tentez ce deuxième opus, il en vaut vraiment la peine.

Résumé

Uniquement à destination des personnes qui ont lu le premier volet.
L’invasion trisolarienne aura lieu dans quatre siècles, sonnant la fin de l’humanité. Comment y faire face alors que la science, bridée par les intellectrons, ne peut plus avancer ?

Un livre Post-Apocalyptique

Le livre de M de Peng Shepherd, un voyage post-apocalyptique plutôt réussi.

Les livres sur le sujet post-apocalyptique ne manquent pas. Albin Michel Imaginaire nous propose dans ce genre le Livre de M écrit par Peng Shepherd. Un ouvrage bien agréable.

J’ai lu ses 600 pages rapidement, prise par l’histoire. Certes, tous les clichés du genre sont là. L’humanité presque disparue, l’errance de quelques survivants, le début de la reconstruction. Mais le texte est bien écrit, fluide et se lit avec plaisir.

L’origine de l’apocalypse ? La perte pour de nombreux humains de leur ombre. Phénomène qui s’accompagne de l’oubli. Tous les souvenirs disparaissent jusqu’à celui de manger. Deux clans se forment, ceux qui conservent leur ombre et les sans-ombre. Le sujet, bien que certainement déjà traité, est assez original. Nous suivons plusieurs personnages, la façon dont ils vivent ces évènements. Bien entendu, ils finiront par se rencontrer. L’auteur prend cependant bien le temps de creuser le caractère ou les rapports entre ses différents protagonistes. Un petit bémol sur certaines histoires qui ne sont que survolées, trop rapidement évoquées et le lecteur se retrouve un peu par surprise devant le fait accompli. Mais, c’est minime, nous nous attachons bien aux différents caractères mis en scène.

Peng Shepherd pimente cependant son livre d’une bonne dose de fantastique, surtout dans la seconde moitié. Mais la sauce a un peu de mal à prendre. Difficile d’en parler sans spoiler. Bien que ne donnant pas d’explications sur pourquoi nous perdons nos ombres et souvenirs, l’auteur nous emmène dans quelques péripéties devant lesquelles je n’ai pas été très enthousiaste. Cela n’empêche pas un final tout à fait bien tourné.

Un petit bémol aussi sur la notion de temps. On ne sait pas très bien quand l’histoire se situe par rapport au début de l’apocalypse. Un mois, un an, plusieurs années ? Il y a bien quelques indices mais cela rend plus difficile de s’imprégner du vécu des personnages.

Justin Cronin et Le Passage reste tout en haut de mes livres préférés du genre. Il n’empêche, le Livre de M est une très bonne lecture dans le genre et cette fois-ci sans zombies ni vampires.

Résumé

Les humains sur toute la planète perdent leurs ombres et leurs souvenirs. L’humanité n’est pas loin de disparaitre. Dans ce monde devenu dangereux pour les survivants, Ory et Max tentent de survivre.

Le problème à trois corps de Liu Cixin, un livre de pure Hard Science

Le problème à trois corps de Liu Cixin, un livre de science-fiction passionnant, marquant. Une nouvelle vague de la hard-science, moderne et incontournable.

Qu’est-ce que la Hard-Science ? Le problème à trois corps en est un exemple parfait. C’est l’art dans la science-fiction de mettre en scène une histoire tout en impliquant des principes scientifiques. Catégorie de prédilection du genre qui d’ailleurs en porte le nom : science et fiction. Bien entendu, la science-fiction comporte bien d’autres thèmes mais celui a toujours été un de mes préférés.

Liu Cixin nous emmène dans plus d’un domaine des sciences classiques mais aussi contemporaines : sciences physiques, principes fondamentaux mais aussi de la cosmologie et de la physique quantique, mathématiques avec la nouvelle branche des mathématiques du chaos mais aussi des sciences appliquées comme l’informatique. Comme j’en parle sur le site, je lis de nombreux livres de vulgarisation scientifique et j’ai bien dû réussir à suivre l’auteur dans la moitié des principes énoncés. L’autre moitié est un voyage où le lecteur peut tout à fait se laisser porter.

C’est cela la Hard-Science. Nous ne savons pas vraiment de quoi parle l’auteur, dans le détail ou la théorie, mais se laisser bercer par des principes pourtant complexes est une lecture qui se révèle bien agréable. Ce qui n’empêche pas parfois de scruter quelques notions comme par exemple le fond diffus cosmologique. Passionnant. Et oui, la curiosité nous pique lorsque nous tournons les pages.

Lui Cixin aborde aussi des sujets du passé ou de notre époque via les sciences politiques. La Révolution Culturelle ou même l’antispécisme, courant de pensée bien particulier.

Un univers imaginaire passionnant

L’auteur mélange donc ces sciences pour nous emmener dans un univers incroyable. Une partie dans le réel mais aussi une partie dans le virtuel. Et pas n’importe lequel. L’auteur est de nationalité chinoise. Il nous fait découvrir certains aspects de la Révolution Culturelle mais aussi une partie de l’histoire de différents empires chinois. Et le tout sans oublier les grands scientifiques de l’histoire occidentale.

Comment en 424 pages arrive t’il a aborder tous ces sujets sans nous perdre ? C’est une prouesse que je salue et un auteur qui entre tout en haut dans ma bibliothèque. La culture de Liu Cixin, scientifique, historique, littéraire doit être impressionnante pour nous la faire partager. Une plongée dans un jeu virtuel tel que nous n’en connaissons pas et un final impressionnant d’un point de vue aussi bien scientifique que visuel. Quelle imagination ! Longtemps je me rappellerai ces passages sur l’informatique et les ordinateurs. Je n’en dirai pas plus.

Le problème à trois corps : une trilogie

Ce volume n’est que le premier d’une trilogie et j’ai hâte de me plonger dans les volumes suivants : La forêt sombre et La mort immortelle. Cet article aura donc lui aussi certainement une suite. Mais, lorsque l’on regarde la bibliographie de Liu Cixin, d’autres romans sont particulièrement attractifs. De longues heures de lecture en perspective. Je recommande cependant pour bien en profiter de lire ces livres dans un endroit calme et tranquille. Dans le train, à l’arrière d’une voiture, dans une pièce bruyante n’est pas recommandé. Calme et concentration^^

La science-fiction trouverait-elle enfin un nouvel essor en ces années 2020 ? Si vous regardez les titres de la collection Exofictions d’Actes Sud et de Albin Michel Imaginaire, vous découvrez de nombreux titres plus que prometteurs. Et me voici donc repartie dans la pure et dure science-fiction telle que je l’apprécie, délaissant les thrillers. Que de nouveaux mondes imaginaires à découvrir.

Résumé

Difficile de résumé le livre sans poiler. D’ailleurs je rejoins le blog moncoinlecture.com : ne lisez pas la 4ème de couverture ou oubliez la très vite, ce que j’ai eu la chance de faire.

Dans la Chine contemporaine, une vague de suicides inexpliquée touche de nombreux scientifiques. Wang Miao, physicien spécialiste en nanomatériaux, se retrouve impliqué dans ces événements. Il rencontrera sur ce chemin compliqué mais fascinant Ye Wenjie, astrophysicienne, dont la jeunesse a été marquée par la Révolution Culturelle.